• 09May

    La Chèvre de Monsieur Seguin a frappé fort. Elle a donné des coups de cornes dans les flancs du loup et fait couler deux petites larmes toutes légères le long de ma joue gauche. Peut-être que mon oeil droit fait son difficile. Peut-être qu’il fait le fier et qu’il refuse de se laisser aller aussi facilement que son jumeau.
    Duplicité énigmatique. J’en rigole parfois. J’en souris souvent. Ce soir, j’ai presque envie d’en pleurer.
    He bien en tout cas nous y voici, dans ce nouvel espace planctonien.
    Tout n’est pas fini. Le layout est en construction. Je me bats avec photoshop pour essayer de donner vie sous mes yeux à l’image que j’ai dans la tête. Tout le combat d’une vie d’ailleurs, ça. Moi qui n’ai jamais réussi à progresser en dessin au-dessus du niveau d’un enfant de cinq ans. Bon, je suis sévère avec moi-même, d’accord. Disons huit.
    C’est pourtant si facile de fermer les yeux et de modeler le monde, contempler la vie, imaginer les couleurs et donner forme à toutes les fantasmagories qui peuplent mon univers.
    C’est pourtant si facile.
    Peut-être que les rêves n’ont pas été inventés pour venir se figer sur du papier ou sur un écran. Peut-être que les questions que l’on se pose sont toujours les mauvaises. Peut-être que les réponses que l’on nous donne ne sont pas faites pour soi. Peut-être qu’il n’y a personne à écouter.
    Tout pourrait être si facile…
    I am gone beyond the moon…. Merci Macy de m’accompagner.
    Merci d’être là.
    Et bienvenue sur ce nouvel espace d’expression où j’aurai de toute façon toujours raison.
    La vie est ainsi faite.