Vite, vite. Là, emmène moi sur des la. Porte moi sur des notes. Les plus justes que tu sauras imaginer. Les plus douces que tu sauras inventer. La fuite est inscrite. Elle est là, elle m’attend.
C’est une mélodie dont j’ai besoin, c’est d’un son qui saura crier plus fort que les idées, c’est d’une réalité qui décollera enfin de la triste partition sur laquelle je m’amuse à jongler depuis tout ce temps, déjà.
Efface et raye. Repasse les morceaux en boucle. Monte le volume à fond sur ce passage. Fais quelque chose, je t’en prie…
Vibre pendant cette ronde avec moi. Laisse les blanches et les silences résonner, encore une fois, pour moi. Rien que pour ça.
C’est d’une caresse éternelle dont j’ai envie. Un absolu accroché là-haut, au sommet. Il n’y a plus de clé. Il n’y a plus de toi. Et de place pour personne. L’horizon plus triste que l’archet sans cordes à faire gémir. Nos gammes sans figure, nos rêves sans consistance.
Plus de clé. Plus que moi. Sur un sol toujours un peu plus plat.

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