• 22Jun

    J’écris.
    J’efface.
    J’écris autre chose.
    J’efface.
    Je cherche autre chose.
    J’efface.
    Fais un effort bon sang…
    Cela dure depuis trop longtemps. T’as besoin de vider ton sac. C’est lourd. C’est trop lourd.
    De l’incapacité à te donner dans ton travail. La démotivation. Personne pour te botter le cul à part toi-même. Tu manques cruellement de souplesse, c’est con.
    Des faux-semblants que tu affiches pour garder la face.
    Des larmes qui viennent et que tu camoufles quand ton frère te demande comment tu vas. Il n’entend rien. N’a jamais rien entendu. Un souvenir marquant. Tu avais 17 ans. Il est sorti de la maison, te laissant seule assise dans les escaliers. Il souriait, il allait s’éclater avec ses potes. Ces gamines qui souffrent d’aimer, c’est surfait. Il en a rigolé. Tu as retiré le pull de ta grande soeur, pour ne pas le salir. Et tu es entrée dans la salle de bain chercher les lames. Rien entendu, rien compris. Aujourd’hui, tu es encore plus loin. Fugitive. Alors à quoi bon essayer de reconstruire les ponts.
    Tu as toujours tout cassé.
    Tu as fui les personnes, les lieux, les relations, la plupart de tes amis. Non faute de penser à eux. Juste en les laissant aller. En laissant les liens se dégrader. En abandonnant. Seul le temps reste, vous vous entendez bien, vous fuyez en parallèle. Y’a personne qui te rendra ta maman tu sais. Y’a personne qui pourra la remplacer. Personne n’est là pour veiller sur toi, tu dois veiller seule. Tu ne dois compter que sur toi. Tu n’as de cesse de te le répéter.
    Y’a personne qui te sortira de là si t’y mets pas du tien.
    Même ta propre personne, tu es en train de la briser. ça fait mal aux pieds, hein, de marcher là ? Au bord de quoi…
    Soit tu vas bien et tu fais la fille qui pleurniche sur son sort. Cherchant désespérément le remède dans la fuite à l’aveugle alors qu’il suffirait d’ouvrir les yeux pour voir là où tu dois aller.
    Soit tu vas pas bien du tout. Alors là ma grande, t’es dans la merde.
    Ha oui. ça te ramène, encore et toujours, à ta mère. La dépression est-elle une maladie génétique inscrite en toi ? Surgit-elle de cette façon insidieuse ? A t’elle choisi le cru 2004-2005 pour venir fêter sa victoire ?
    Mais bordel, tu vas pleurer oui ? T’en peux plus. Tu sais pas quoi faire. Tu sais pas où aller. ça fait des heures que tu m’emmerdes avec ta gueule d’enterrement ! ça fait des mois que tu tournes en rond ! Que tu trouves jamais ce que tu veux ! Que tu trouves jamais qui tu veux ! Que tu sais même pas ce que tu cherches ! Bordel !
    Allez… Pleure s’il te plaît… sinon c’est moi qui vais pleurer…

  • 22Jun

    J’ m’étais dit… Tiens, je ferai mon super post pour le questionnaire à la con de bloftstory ce soir… Et puis j’ai fait autre chose, hier soir. Aujourd’hui, j’ai pas envie. Alors tant pis.
    Il y a des valeurs qui n’ont pas encore réussi à traverser mon cuir. Ou alors, elles se sont peut-être déjà fait jarter. Pour l’instant, l’essentiel, c’est vivre, survivre, penser, oublier, m’amuser. Les choses qui ne me sont pas vitales, j’oublie. Les choses qui m’ennuient, je zappe.
    Radio cherche fréquence stable pour essayer de faire naître des sons clairs et harmonieux. En grandes ondes, c’est encore mieux.

    Ma participation à ce petit concours se fera donc en dilettante, comme j’en avais décidé dès le départ. Le plus grand challenge, j’ai l’impression, va être d’essayer de rendre les épreuves motivantes.