• 29Jun

    Parce qu’on rêve les yeux ouverts et qu’on ne voit toujours les murs que trop tard.
    Parce qu’on glisse des esquisses d’avenir entre deux fesses ou deux seins, on perd ses papiers et tous ses moyens.
    On se cherche soi, on se retrouve dans l’autre.
    Parce qu’on y croit.
    Parce que c’est bien.
    Parce qu’on doit vivre.
    Parce que c’est comme ça.
    On sera heureux, ou peut-être pas.

  • 29Jun

    Autour de moi, ça parlait vitesse et rentabilité. ça rêvait de pompafriquer tant que ça peut encore respirer. Forcément, j’en avais rien à quarer.
    Je cherchais un moyen de m’évader. Me fraquer un chemin vers une issue de secours et de là, fuairer *en courant.
    Un type s’approche de moi. Ce sombre crétin me donne envie de lui urifaiquer mon dégoût sur sa cravate. Il ne s’aperçoit de rien, haut perché sur son trépied de suffisance, bien trop occupé à s’afeirir dans l’observation de mon décolleté.
    Quefaire ?
    Lui fraquisser la tête contre le mur ? Fricaner ouvertement de ses bons mots ?
    Je reste stoïque. Cherche le bouton d’autodestruction. J’aimerais être un leming, dans ces moments-là.
    Une sortie de secours se profile devant moi. Suprise. Elle est déguisée en homme. Il a du frairer ma détresse.
    “Pardon, je vous l’emprunte. Nous avons à quairer de la pluie et du vent.”
    Faudrait effrainer le temps. Se laisser frainésifier par le charme de l’instant et de l’homme à cheval blanc.
    Rien à rafinaquer chez lui, il est parfait. Comme sorti d’un rêve. Plus appétissant qu’un magnum vanille – chocolat blanc, j’aimerais le laiquer de la tête aux bouts des pieds, mais voilà, cela ne se fait pas.
    Hein ? Comment ça, ça ne se fait pas ? Tu te laisserais qrefaire par les bordures des limites ? Mais y’a pas de conventions ici, y’a rien que moi et lui. Alors voilà. Mon magmum chocolat noir ou blanc, j’ai envie de l’aiqrire jusqu’au bout de la plume. Le laisser qraffer tout ce qu’il est capable de m’apporter. Peut-être que cela ne donnera rien. Rien sauf qriffanner quelques mots sur un bout de papier.

    Alors peu importe. Faut que j’y aille.
    A l’envie de l’illufinaquer, rien que pour voir ce qui va se refléter dans ses yeux. A celle aussi de le désafrinquer en entier, qu’on puisse enfin se parler de magnum à femme, les yeux pas toujours dans les yeux, et les mains occupées. Une caresse par-ci, je regarde friquailler les poils et la peau. Une non caresse par-là, juste pour guetter son impatience laifrir en silence.
    Bon ben voilà, je sais pas combien de mots je lui ai mis, mais là, je crois que c’est fini.

    [* j'aurais pu mettre "fuir" évidemment, mais ça existe en vrai, c'est pas marrant.]
    [J'ai mis d'autres lettres et aussi que des mots qui existent pas. C'est grave patron ?]
    [Au fait, j'ai oublié de vous présenter. Suis-je fristraite !
    Patron ? J'te présente mes 3 lecteurs. Les 3 lecteurs ? J'vous présente le patron]

  • 29Jun

    ça va rien changer de vous confier cela. Mais j’ai besoin de partager ce lourd fardeau. J’ai envie de vomir. Ma gorge me pique et me brûle et les pshit-pshit d’angispray que je viens coller dessus à l’aide de l’embout spécial grattage d’amygdales ne font rien que m’aider à concrétiser mon envie de vomir.
    Hey. Arrêtez de me regarder bizarrement les gens. Moi aussi après tout, je fais que ce que je veux en attendant au feu rouge.

    J’ai une douleur bizarre dans mon index gauche depuis ce matin. Je ne me suis pas inquiétée au réveil, en pensant que j’avais tout simplement coupé la circulation sanguine dans ce pauvre petit doigt en le repliant trop sauvagement sous mon oreiller. ça fait tout drôle. Un peu comme s’il était anesthésié. Je le secoue régulièrement en regardant avec émotion les feuilles jaunes de la plante verte devant moi. Pour l’instant, mon doigt tient encore à la branche.

    Et faut que je vous dise aussi, le sourire que ça donne de lire “sérologie virale négative” sur un bout de papier remis par un docteur aimable et charmant. Je serais bien restée faire la causette avec lui mais j’étais quand même un peu pressée de me barrer de cet hosto. Et lui, il avait sans doute plein de gens à voir. Tant pis.
    ça fait un bien fou de savoir après avoir laissé s’insinuer les micro-doutes et les grosses incertitudes entre les imposantes conneries et les petits regrets de stupidité. Merci aux Centre de Dépistages Anonymes et Gratuits pour leur action. On n’en sait jamais assez…

    Ma dentiste a encore essayé de me faire rire hier au moment où elle mettait la fraise en route. Quelle déconneuse alors.
    Au pire, dans cette histoire, il me restera neuf doigts et un bout de langue atrophié ainsi que dix orteils, en m’entraînant un peu et si les mycoses me foutent la paix cet été, pour continuer de communiquer avec le monde extérieur.

    J’ai perdu 1500 grammes entre la semaine dernière et ce matin. Malgré le mais-comment-que-c’était-trop-bon de restau de ce week-end. Deux fois de suite. Mh. C’est encore meilleur. [...]. Hum. Pardon, un instant de nostalgie.
    Si donc vous retrouvez mes 1500 grammes de saindoux, vous pouvez les garder, merci.

    Au fait, j’ai toujours envie de vomir hein.