Afrique à naimerfrenquore

Autour de moi, ça parlait vitesse et rentabilité. ça rêvait de pompafriquer tant que ça peut encore respirer. Forcément, j’en avais rien à quarer.
Je cherchais un moyen de m’évader. Me fraquer un chemin vers une issue de secours et de là, fuairer *en courant.
Un type s’approche de moi. Ce sombre crétin me donne envie de lui urifaiquer mon dégoût sur sa cravate. Il ne s’aperçoit de rien, haut perché sur son trépied de suffisance, bien trop occupé à s’afeirir dans l’observation de mon décolleté.
Quefaire ?
Lui fraquisser la tête contre le mur ? Fricaner ouvertement de ses bons mots ?
Je reste stoïque. Cherche le bouton d’autodestruction. J’aimerais être un leming, dans ces moments-là.
Une sortie de secours se profile devant moi. Suprise. Elle est déguisée en homme. Il a du frairer ma détresse.
« Pardon, je vous l’emprunte. Nous avons à quairer de la pluie et du vent. »
Faudrait effrainer le temps. Se laisser frainésifier par le charme de l’instant et de l’homme à cheval blanc.
Rien à rafinaquer chez lui, il est parfait. Comme sorti d’un rêve. Plus appétissant qu’un magnum vanille – chocolat blanc, j’aimerais le laiquer de la tête aux bouts des pieds, mais voilà, cela ne se fait pas.
Hein ? Comment ça, ça ne se fait pas ? Tu te laisserais qrefaire par les bordures des limites ? Mais y’a pas de conventions ici, y’a rien que moi et lui. Alors voilà. Mon magmum chocolat noir ou blanc, j’ai envie de l’aiqrire jusqu’au bout de la plume. Le laisser qraffer tout ce qu’il est capable de m’apporter. Peut-être que cela ne donnera rien. Rien sauf qriffanner quelques mots sur un bout de papier.

Alors peu importe. Faut que j’y aille.
A l’envie de l’illufinaquer, rien que pour voir ce qui va se refléter dans ses yeux. A celle aussi de le désafrinquer en entier, qu’on puisse enfin se parler de magnum à femme, les yeux pas toujours dans les yeux, et les mains occupées. Une caresse par-ci, je regarde friquailler les poils et la peau. Une non caresse par-là, juste pour guetter son impatience laifrir en silence.
Bon ben voilà, je sais pas combien de mots je lui ai mis, mais là, je crois que c’est fini.

[* j’aurais pu mettre « fuir » évidemment, mais ça existe en vrai, c’est pas marrant.]
[J’ai mis d’autres lettres et aussi que des mots qui existent pas. C’est grave patron ?]
[Au fait, j’ai oublié de vous présenter. Suis-je fristraite !
Patron ? J’te présente mes 3 lecteurs. Les 3 lecteurs ? J’vous présente le patron]

5 réflexions sur “Afrique à naimerfrenquore

  1. Plancton dit :

    Héhé. A le relire ce post, ça fait genre. Mais en fait, pas du tout. Enfin, j’me comprends hein.
    (T’ain, faut que j’arrête… je sais pas encore quoi.)

  2. Matman dit :

    Trop marrant! J’aime bien 🙂

  3. ana dit :

    Haha, « illufinaquer », j’adore 😉

  4. maxy_vince dit :

    Fripounette fretillante !

  5. Plancton dit :

    Matman, tu es bon public avec moi, je t’en remercie 🙂
    Ana, je t’en prie, il est libre de droits ce mot-là, si tu le veux, je te le donne.
    Poussinet, pas en public, voyons. Tu vas me faire rougir.

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