• 05Jul

    Trois semaines de vacances.
    Absence.
    Creux.
    Vide.

    Voilà. Je mets quoi dedans ?

    3 jours à Lyon. Bonheur de revoir Anna, la crevette et le homard.
    Famille. 3 jours, oui. Pas plus. Je n’y arriverai pas. Pas faute d’amour. Juste que ça me détruit. Y’a déjà assez de dégâts comme ça, hein.

    Quelques heures ou quelques jours dans les Landes.
    A déterminer en fonction des avancées dans les mystères de l’Homme Patate.
    Séjour à écourter éventuellement en urgence au cas où. Prévoir issue de secours. Révision de la saxomobile obligatoire avant départ.

    Amis à contacter. A peine envie. Toujours ce besoin de neuf qui m’interpelle.
    Jamais de retour, ne pas passer deux fois par le même chemin. C’est tous les jours que j’y pense. C’est tous les jours que j’ai besoin de le vivre.

    Envie d’Amsterdam. De Bruges. De Londres.
    Musée du Louvre toujours pas fait.

    Envie de marcher.
    Sentier des douaniers Bretagne nord ?


    A essayer de remplir les vides, boucher les trous, plus le temps passe et plus je m’aperçois que je ne suis pas faite pour cela, pas faite pour construire seule. Pas assez de force. Il me manque quelque chose pour être entière. Je cherche.
    Le fossé entre mon orgueil indépendantiste et ma réalité est flagrant. Egoïste ratée. J’ai besoin des autres pour exister, d’un baton sur lequel m’appuyer. Et surtout, retrouver le plaisir d’être aussi là pour lui. Le “lui” absolu. Le néant. Etre deux. Un an après, le même vide près de moi. Ebauche d’une photo d’identité. Besoin d’un révélateur pour me trouver. Tout reste désespérément flou.
    Le jour où je réussirai à aller au cinéma seule, j’aurai gagné une bataille. Faudrait que je commence les hostilités un jour, je crois. Voir au moins ce que ça peut me faire.
    Le jour où je réussirai à partir en vacances seule, sans personne à retrouver, sans point de chute, j’aurai gagné la guerre. Ce sera triste et chiant à en crever. Surement pas de quoi pavoiser.
    Plus j’y pense, moins ça m’amuse.

  • 05Jul

    Et si j’arrêtais de faire ma Cassandre, un jour…
    Les “j’y arriverai jamais”. Les “ça marchera pas”.
    Quelques “Ouah mais on va tous CREVEEEEEEEEEERRRR !!!!”.

    Ils me précèdent toujours, fidèles et encombrants annonciateurs, telles les effluves d’un parfum trop fort aspergé dans les cheveux par une main trop lourde.
    ça pue et ça fait fuir tout le monde.

    Le pire, c’est que j’ai souvent raison. Forcément.
    Une fin est toujours prévisible. Je ne fais que l’accélérer un peu.

    Elles sont rares les fois où je me suis dit “j’y crois.”
    Et quand je me suis dit “j’y crois”, j’ai fini par me planter.

    L’important, c’est pas franchement d’être dans le juste ou non.
    On s’en fout. C’est pas à coups de “mais j’te l’avais bien dit !” qu’on fait avancer les choses.
    L’important, c’est peut être juste de trouver un peu de confiance en soi, planquée sous des piles de torts et des tonnes de raison(s).