• 18Jul

    La 8ème épreuve de blofstory est l’occasion pour moi de répondre aux questions de Flaoua, dans une ambiance tout à fait agréable et dilettante qui me sied à ravir. C’est en effet en direct de mon canapé que je vous parle.

    1. Bon, d’abord, bienvenue dans cette interview Plancton. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore (honte à eux), peux tu te présenter brièvement ?

    Me présenter. Bon.
    Brièvement, ça donne donc « Je suis ». Je suis parce que je pense plein de trucs. Et quand j’arrête de penser, j’arrête d’être. Mais ça dure jamais longtemps.

    Mais je peux faire moins synthétique aussi.

    Plancton. Je suis un micro-organisme errant qu’on trouve normalement dans la mer. Mais comme j’erre vachement, j’ai fini par atterrir sur un blog et même sur IRC. Et comme « je suis », he ben je me suis permis de rajouter une majuscule et comme ça, Plancton, c’est devenu mon petit nom.

    Blandine. Parce que Plancton, c’est un morceau de Blandine. Et Blandine, c’est un peu de Plancton. On finit par bien s’accorder toutes les deux.

    2. Rentrons dans le vif du sujet. Peux tu nous dire quel est ton plan ultime de conquête du bloft ? (On a bien compris que tu faisais les yeux doux à Matman, mais bon, à part ça ?)

    Quitte à décevoir mes fans, le bloft n’a rien d’une conquête intéressante à mes yeux. Le jeu est un amusement. Gagner est un amusement. Perdre doit toujours se faire le sourire aux lèvres ou au cœur. Et… Mince. Je m’éloigne du sujet là.

    Et puis j’aurais un plan, que je le garderais pour moi tiens. D’ailleurs, il y a des chances pour que je parte en vacances en emportant avec moi ce secret. Pas de fin, pas de dévoilement de mystères.

    3. Allez, poussons l’originalité à son summum. Qu’est ce que tu as le plus apprécié dans le bloft ?

    Oui, poussons, poussons. Et pour pousser l’originalité avec toi, je répondrais que j’ai apprécié de découvrir des blogs sympathiques et de deviner des personnes très intéressantes derrière.

    4. Tadaaam, la suite évidemment !! Qu’est ce que tu as le plus détesté ?

    Devoir me plier à des règles alors que justement, ce blog n’est pas du tout conçu pour ça. Mais en poussant un peu les murs, en me faufilant un peu, ça passe quand même. En fait, ce ne sont pas les contraintes qui me dérangent. Mais plus le fait d’avoir l’impression d’être là pour répondre aux attentes d’un concepteur. « Allez-y, interagissez, mettez-vous sur la gueule, défendez-vous, plaidez votre cause… ». Tout cela ne peut marcher que si on prend plaisir à le faire. Alors parfois ça fonctionne, parfois non. Mais faut pas qu’on me demande de faire semblant de quoi que ce soit ou de donner dans l’artificiel.

    5. Si tu devais créer une épreuve pour le jeu, quelle en serait la teneur ?

    Mh… Elle est chiante ta question tu sais ?
    Bon. Après réflexion. J’aimerais que les blofteurs essaient de décortiquer suffisamment les blogs des autres pour essayer de rédiger un post «à la façon de ». Comme les yaourts « à la façon de grand-mère » sauf que c’est pas grand-mère qui les a fabriqués. Pour certains blogs, ce serait assez simple… Et pas pour d’autres. L’épreuve risquerait d’être irrégulière. La caricature serait la bienvenue. Mais pour qu’il puisse y avoir caricature, c’est toujours le même problème, il faut repérer les traits principaux du style ou du blogueur… Dur dur.

    6. Pour gagner, serais-tu prête à te commettre avec Matman dans la piscine ?

    Mh ? Je croyais que c’était la récompense pour la gagnante ça !

    7. A ton avis, qui se cache derrière Monsieur Bloft ? Un blogueur célèbre à forte tendance sadique ? Un auteur de skyblog ? Pire. UNE FEMME ?

    A mon avis, c’est une femme. Pleine de créativité sans doute. Mais ça doit être une première, d’organiser ce jeu, pour elle.
    Et sinon, elle a 25 ans. Non. 30. Elle travaille. Elle est brune. Et elle est allée faire pipi au moins une fois dans les 5 dernières heures. Et moi, je me fais embaucher comme profiler demain.

    8. Avoue nous tout. Qui as-tu nominé lors des nominations par mail ? Et pourquoi ?

    Ha. Faut que j’aille fouiner dans mes mails là… Alors. C’était donc après l’épreuve 4.

    Et pour les nominations, puisqu’il le faut :

    http://ron.infirmier.free.fr/modules/news/

    http://sprykritic.canalblog.com/

    http://www.luciennedupinket.net/bitegirlz/

    Ils étaient tous très très loin du jeu, je crois.

    9. Participeras-tu à l’émission de blogoréalité visant à réhabiliter des stars oubliées, qui verra le jour dans quelques années, à savoir “La Ferme des Blogostars” ?

    Faudrait que je commence par devenir une star, non ? Ou alors que quelqu’un mette des caméras dans la piscine.

    10. Franchement. Qu’est ce que tu rêves de faire subir à Toutankh pour t’avoir entraînée là dedans ?

    Plein de sévices terribles. Surtout qu’il paraît que… Euh non, rien. :p

  • 18Jul

    Je me pose plein de questions. Tout le temps. Trop souvent.
    Trop tout le temps.
    Je me demandais quelle était l’espérance de vie d’une illusion. Si ça pouvait être la même que celle d’un homme en train de changer sa roue avant gauche sur le bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute. ça pourrait être aussi celle de la zébrure lumineuse qui vient de parcourir le ciel au-dessus de ma tête. Ou bien encore la même durée que chaque destinée humaine. Dans une dimension de l’illusion. Un monde parallèle. Le truc à côté duquel on vit sans s’en rendre compte.
    De l’instantané à l’éternité. En passant par tous ces petits grains de temps qui nous donnent l’illusion d’aller vite, trop doucement, de prendre notre temps ou de le perdre. Les secondes, les minutes, les heures et toutes leurs grandes soeurs.

    D’illusions en impressions. D’espérances en sensations. Sentiments. Tous ces trucs-là.

    Me font chier grave tous ces trucs-là, si vous saviez.

    Je suis en train de faire ma liste de préparatifs pour une autonomie maximale en solitaire dans mon désert.
    Non. J’ai écrit “désert” rien que pour le plaisir de la rime. De la dramaturgie qui coute pas cher. Du pathos, comme ça, là, gratuit.
    Juste parce que.
    En fait, c’est “vacances” le bon terme.
    J’ai passé le week-end à marcher, faire du kayak, avec deux amis. Je me suis préparée en même temps à vivre chaque intant seule. Quoique, marcher seule, ça, je sais déjà très bien faire. Monter et démonter ma tente seule, je sais faire aussi. Conduire pendant des heures, pareil. Vivre, manger, dormir, pareil.
    Chercher un nouveau taf, là, j’ai besoin de tonnes de motivation. Je m’en sortirai. Quoi qu’il advienne. Mais le taf, j’aurai tout le temps d’y songer et de me préparer à l’affrontement. Si j’arrive à faire de ces vacances une rencontre avec la vie, alors je serai déjà sur la bonne voie.
    “La rencontre, quelle qu’elle soit, quoiqu’elle advienne, modifie toujours quelque chose en nous”. Je n’ai pas oublié. Je pense à toi, souvent. Même si.

    Je m’apprête à rencontrer mes vacances de la façon qui me conviendra le mieux. En putain de fille renfermée qui emmerde le monde alors qu’elle voudrait le prendre dans ses bras et lui dire je t’aime, mais elle sait plus faire ça.
    Faut le re-rencontrer le monde, je crois.
    Faut que je me re-rencontre aussi.
    Entrecouper des journées de désert avec des retrouvailles d’amis qui seront sur mon chemin. Non… Des amis sur lesquels je ferai passer mon chemin. Parce que merde, y’a quand même des gens que j’aime sur cette foutue petite planète.
    (Oui, je sais ce que tu vas dire monsieur… Et ce soir, je gueule sur qui je veux d’abord. Voilà tout)

    Si je me re-rencontrais ? Il n’y a qu’au milieu de rien que je ne me sente pas seule. Je vais pousser la métaphore et la transformer en allégorie. Je vais même pousser le vice jusqu’à la vivre.

    Mon chat est étendu sur le bureau. L’instant d’une minute, je me prends pour Docteur Gang. L’instant d’une minute, je me donne le temps de regarder en souriant une illusion débile. Je suis la méchante de la vie. Je suis celle qui se barre à la fin et qui emmerde le monde. “Mes chers parents, je pars… je vous aime mais je pars.” De mes vacances à l’Inspecteur Gadget, du désert à une chanson sur le suicide.
    Dans ma tête, dans mes mots, il n’y a jamais qu’un pas.
    Dans la vie, il y a des gouffres et des canyons. “C’est comme ça, c’est la vie”. C’est ce qu’on dit pour être sûr d’avoir raison d’avoir peur.

    Je les franchirai. Tous. Les pas. Les canyons et les gouffres. Les mots de travers, les passages cloutés en gants de cuir, les voies trop rapides, les autoroutes anonymes.

    Les illusions ne durent que le temps que nous leur laissons.
    J’aime la vie, je suis le docteur Gang et je vous emmerde.
    Ne rayez pas les mentions inutiles, vous allez faire des marques sur votre écran.