• 14Sep

    J’essayais de faire un inventaire des différentes paroles que j’ai retenues. Des paroles qu’on m’a dites pour illustrer l’image du coeur qui ne bat plus.
    Ou qui n’a jamais battu.
    Et quand je le dresse, cet inventaire, au final, j’ai pas retenu grand chose.
    “Je m’ennuie avec toi”. ça, c’était la perle. J’espère qu’il saurait trouver une autre illustration aujourd’hui, avec un peu de recul. Qu’il saurait avouer qu’il s’était planté. Qu’il n’était pas prêt. Qu’il s’était menti. Qu’il m’avait trahie. Qu’il saurait … Oh et puis merde, je m’en fous.
    Y’a jamais rien eu de bien original.
    Et moi, je n’ai jamais fait mieux.
    Rien qui vaille la peine d’être remémoré.
    Pas de quoi faire couler l’encre.
    A croire que les larmes valent moins cher que ce liquide qu’on fout dans le cul des stylos.

    Par contre, quand je vois toute l’energie qu’on épuise à draguer, à tenter de mettre dans son lit, à se faire croire qu’on restera ensemble pour la vie, je me dis que la prochaine fois, je ferai un effort.
    En mémoire de.
    Parce que quand même.
    Merde.
    Pourquoi ça devrait être moche de dire que je ne t’aime plus.

  • 14Sep

    Sourire dépité.
    Un homme qui secoue la poignée de la porte des wc sans remarquer qu’elle est vraisemblablement fermée pour une excellente raison. He oui, mon bon monsieur, quand y’a une petite plaque rouge au dessus du verrou et que tirer, pousser, faire vibrer, gratter, retirer, repousser, cogner la porte ne semble pas l’ouvrir, c’est que je suis derrière.

    Sourire quotidien.
    Lire, chaque jour que dieu fait, “Usage professionnel” en gros et en rouge sur la bombe désodorisante de ces mêmes wc.

    Sourire déterminé.
    Note pour plus tard : Commencer une rubrique “les wc sur mon lieu de travail”, depuis le temps que j’en parle.

    Sourire intérieur.
    Réunion de travail en petit comité autour d’une table. Gribouiller quelques notes sur le bloc, avoir l’air pensif. Et concentré. Je regarde super boss parler, je l’écoute conscientieusement, et mes pensées sont bien concentrées.
    Je la vois bien, la salle de bain. Je la vois bien, la chambre. Je le vois bien, le parcours de la salle de bain à la chambre, les canapés, les escaliers… Les doigts qui courent, les muscles qui se tendent, les sursauts, les attentes…

    Sourire désespéré.
    Arrêter de penser cul quand super boss est en train de m’expliquer ce qu’est la motivation professionnelle.

    Edit : Oh ! J’en ai oublié un. Un génial en plus.
    Echanger un bonjour avec la stagiaire de la radio et l’entendre me demander si c’est moi qui viens représenter la Communauté des Bonnes Soeurs de Machaint-Bidule-Chose.
    Encore une preuve de plus : Je suis la Pureté faite chair.

  • 14Sep

    Confrontation.
    Tête à tête avec ton grand front.
    Je fais pas le poids
    Même sur mes talons
    Perchée haut sur ma fierté
    Penchée haut sur ta beauté

    Fatiguée… trop
    Pour accepter.
    Pour lutter.

    Pas le coeur pour me battre
    Pas le front pour oser
    Pas les mots pour parler.

    Pas envie.
    Renoncer.

    Tout rayer
    Déjà dans ma mémoire.
    Et cliquer.
    Pour valider.
    Publier.

    Pour faire semblant d’être encore là.