Sortez les parachutes

Les nuages s’éclipsent discrètement devant la grosse boule de feu qui me réchauffe les cheveux. J’ai du sourire au coin des yeux, sur les lèvres, dans le repli des oreilles, sous la plante des pieds et puis aussi partout, partout où tu veux.
Les musiques stupides sur les répondeurs me font danser sur ma chaise, pencher la tête et bouger les bras. L’éclate totale. D’un Greensleeves massacré à coups de beeeep et de bluuup, d’une Lettre à Elise qui, je l’espère, n’arrivera jamais, d’un air à la flûte de pan (dans tes dents), je sourirai quand même. A peine deux ou trois petits coups de pieds dans le coin du bureau, rien de bien méchant.
Et j’m’en fouts complètement. Mettez -moi du laid dans les oreilles, sous les yeux, dans le pif et entre les doigts, je suis immunisée. Laidifugée.
Les nuages s’éclipsent discrètement devant la grosse boule de feu qui me réchauffe les cheveux.
Et je me roule dedans. Vu du ciel, ça m’fait super peur, mais c’est vachement mieux.

Edit quelques minutes plus tard : Nan mais vous y avez vraiment cru ? Oué, oué, dix secondes quoi, pas plus que moi. Il est temps de reprendre le cours normal des choses. J’ai très envie de tuer quelque chose ou de bouffer quelqu’un. Ou bien, ou bien… Non, rien. Il n’est pas encore l’heure d’évoquer tout cela.

2 réflexions sur “Sortez les parachutes

  1. ardente dit :

    Ceci est une belle contribution fictive à l’étude scientificologique sur l’impact inénarrable de la coupe de cheveux (et sa couleur) sur les humeurs massacrantes et autres fantaisies lunaires de l’être humain féminin. Un sujet pour Largy, quoi.

  2. Sub dit :


    Bien que [Les nuages s’éclipsent discrètement…], ça manque un chouille de couleur dans c’blog…

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