C’est beau, un micro-ondes, la nuit.

Et au final, tout n’est donc qu’une pauvre question d’hormones, de trucs qui se passent dans les recoins de la cervelle.
« Tout est dans ta tête !! » dis-tu.
Oui. Tu ne croies pas si bien dire. Tout est dans ma tête. Et dans mon sang.
Et ça papillonne, ça joue avec ma vie, mon humeur, mes questions. ça se repose quelques jours et puis ça s’envole… On ne sait jamais vraiment dans quelle direction. Vas-y, amuse-toi à faire souffler le vent à ta convenance.
Tout ce qu’on peut faire, c’est essayer de ne pas perdre le contrôle. That’s all.

Vas-y mamour, va chercher l’épuisette à truites et le filet à papillons.

Tiens. Même alors que je suis en train d’écrire ces lignes, ce sont ces foutues bidules qui me guident.
Les hormones, les instincts primaires. Notre biologie. Notre composition. Notre matière.
L’amour dure trois ans. Le temps que l’enfant grandisse et qu’il n’ait plus besoin que d’un seul parent. L’autre peut se barrer, aller assurer la survie de l’espèce humaine ailleurs. C’est comme ça. C’est écrit. (Dans la revue Psychologies de juillet août 2005, notamment).
La passion ? Hormones.
L’euphorie ? Le désir ? Hormones.
Tu oublies d’entretenir le feu de la tite passion, tu oublies de dire je t’aime, tu oublies de désirer l’autre, tu vas dans le mur. Tu es raide dingue amoureux et tu ne sais pas pourquoi ? ça va clasher. Un jour ou l’autre. Parce qu’il en faut toujours des raisons.

Si t’es pas capable de répondre quand elle te demande, les yeux béats et la bouche en coeur, de diiiiiire, mon amour, pourquoi tu m’aiiiiiiimes ???
Si tu te contentes de « parce que », pense aux trois ans. Profites-en bien. Et grouille-toi de trouver soit des bonnes raisons, soit une nouvelle chérie-papillon.

Je simplifie ? Oui. J’ai tort ? Suis ta volonté bonhomme.
En tout cas, ça me simplifie la vie de me dire qu’il n’ y a rien de magique. A part le hasard. Celui qui fait que deux trucs sur jambes faits de sang et de chair vont se retrouver à une croisée de chemins.
Mais la chimie, elle… c’est un pauvre truc de scientifiques.

Discours anti-romantique ? Complètement.

« Mon amour, sache que mon instinct de procréation, même non-avoué, mon cycle hormonal, la lune montante ainsi que l’absence de match de football ce soir à la télé font naître en moi une envie irrépressible de te grimper dessus. »
(Et le pire, c’est que ça peut marcher. ça sert à quoi les dîners romantiques ? Mh ??)

En fait, toutes ces conneries sur l’amour, la passion, le désir… Tous ces trucs qui ont fait couler tant d’encre depuis des siècles… ça se résume à des réactions chimiques, des trucs qui font chgling, bang, tchoubam dans ta cervelle. Et basta.

C’est beau l’amour, c’est pratique pour supporter les enfants et c’est encore plus simple que mon micro-ondes. Faut y prêter attention quand t’entends la petite sonnerie, stout. Tu sais, la petite sonnerie qui te dit que Voilà !!! C’est prêt !!! Ouh !!!! Mais tu vas te régaler !!!

Et si vraiment t’as de la chance, c’est tous les jours de ta vie que ça fera CHBIM! dans ta tite tête.

Une réflexion sur “C’est beau, un micro-ondes, la nuit.

  1. ardente dit :

    On a les mêmes lectures, mais pas la même façon de lire… moi j’ai compris que, pour que l’amour dure plus de trois ans, il faut construire son couple sur autre chose que les hormones. Des choses moins physiques, plus spirituelles. En somme, si je résume : la passion ne dure pas, tu le sais, alors fais un enfant avec ton meilleur ami. Et fais en sorte, si possible, d’être irrésitiblement attirée par lui. Et réciproquement.

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