• 12Sep

    Ciel d’été qui s’enfuit
    Laisse place aux roses ténébreux, aux gris lumineux.
    Petit nuage chemine lentement au dessus de mon toit.
    S’arrête, hésite… fond lentement.
    Nouvelle saison, nouveau temps.
    Quelques gouttes viennent frapper à ma tête,
    Douce sérénité de la fin d’un passé.
    Et je me berce lentement dans mes bras égoïstes.
    Sagesse des inconscients volontaires
    Qui trépignent calmement en guettant la tempête.

    Oh, mais je me trouve de mauvais ton à parler de météo en ces temps-ci…
    Métaphore bien mal choisie.

    Mais pardon… c’est l’automne qui me donne trop envie,
    Il est l’heure pour moi de me réfugier dans Vivaldi…
    Je laisse un peu place à l’orage,
    A mon chaos, mes tempêtes de verre d’eau,
    Mes poussières de souvenirs qui s’affolent
    Et le vent qui souffle tout ce qu’il peut…
    Que tout s’envole enfin !

    Je voudrais être folle en ces instants,
    Je voudrais qu’on m’offre cette excuse
    De ne rien avoir à perdre,
    De ne plus avoir ma raison.

    Au bord de la falaise
    A me jouer des intempéries
    A souffler sur le vent qui me pousse
    A avaler la pluie.

    Et que les fous se retrouvent enfin.

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