• 22Nov

    Je ne rêve plus la nuit,
    Pour que dure la réalité des jours.
    Celle qui vient se blotir dans mes bras comme un grand enfant endormi.
    Mais celle, aussi, qui vient frapper ma joue. Ma mémoire. Mes yeux ou mon orgueil.
    La réalité est Une, entière, indivisible
    et violente de tout l’amour qui la rend si ennivrante,
    de toute la peur qui la rend si écrasante.
    La réalité est Vie, Mort et instants fugaces de consciences en quête d’un bonheur à jamais fugitif.
    Elle est Temps, elle est Espace, paramètres qui nous dépassent à jamais.

    Elle est grande, si grande…
    Et nos rêves si petits.

    Quand on choisit d’ouvrir les yeux,
    Quand on choisit de regarder,
    C’est pour le pire et le meilleur.
    Pour nos petits rêves et nos grandes réalités.

    Aussi infimes soient-ils,
    Je ne dors plus mes rêves la nuit,
    Dans l’espoir un peu naïf, un peu fou,
    de les bâtir en plein jour,
    ou en pleine nuit.

    Je ne pense plus les peurs, je panse les envies.
    Je me berce à la dopamine,
    De mon cerveau un peu naïf, un peu brisé,
    Qui se berce et qui s’imagine,
    Comme ça, en pleine vie,
    Pouvoir donner rêve à sa réalité.

    Et j’en profite pour aller dormir,
    Aller rêver de réalité…
    Parce que, pour une fois, ma réalité me donne envie de rêver.