CrÂme

Elle te suit, elle te colle
Elle est relent, elle est alcool.

Odeur des chairs brûlées
Consumées.
Odeur du bois noirci.

Tissus embaumés d’un parfum de carbone.
Pas une fibre n’y échappe. Pas un cheveu.

Monde minéral qui s’imprègne
Au coeur du vivant, en voie de mort.

Pas moyen de l’oublier
Quand elle t’a habité.

Ombre sur ta peau qui te colle.
Poussière de chairs mortes, de lambeaux.

Trop de choses partent en fumée,
Dans nos vies.

Et les êtres que l’on aime
sont parfois couverts de suie.

5 réflexions sur “CrÂme

  1. Plancton dit :

    Bon anniversaire les lumières et les flammes.
    An seize.
    Et dire que je n’ai même pas fait attention à la date du jour en écrivant ça… L’inconscient fait souvent le boulot pour nous, reconnaissons-le.

  2. Plancton dit :

    Trois
    petits points
    qui se balladaient
    sur une toileuh toileuh toileuh
    toileuh d’araignée

  3. lui dit :

    quoi ! une araignée ! OU CA ? argh …

  4. Plancton dit :

    Un peu ici, bientôt là…

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