• 07Dec

    Elle te suit, elle te colle
    Elle est relent, elle est alcool.

    Odeur des chairs brûlées
    Consumées.
    Odeur du bois noirci.

    Tissus embaumés d’un parfum de carbone.
    Pas une fibre n’y échappe. Pas un cheveu.

    Monde minéral qui s’imprègne
    Au coeur du vivant, en voie de mort.

    Pas moyen de l’oublier
    Quand elle t’a habité.

    Ombre sur ta peau qui te colle.
    Poussière de chairs mortes, de lambeaux.

    Trop de choses partent en fumée,
    Dans nos vies.

    Et les êtres que l’on aime
    sont parfois couverts de suie.

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