Elle te suit, elle te colle
Elle est relent, elle est alcool.
Odeur des chairs brûlées
Consumées.
Odeur du bois noirci.
Tissus embaumés d’un parfum de carbone.
Pas une fibre n’y échappe. Pas un cheveu.
Monde minéral qui s’imprègne
Au coeur du vivant, en voie de mort.
Pas moyen de l’oublier
Quand elle t’a habité.
Ombre sur ta peau qui te colle.
Poussière de chairs mortes, de lambeaux.
Trop de choses partent en fumée,
Dans nos vies.
Et les êtres que l’on aime
sont parfois couverts de suie.

5 Responses
December 8th, 2005 at 10:00
Bon anniversaire les lumières et les flammes.
An seize.
Et dire que je n’ai même pas fait attention à la date du jour en écrivant ça… L’inconscient fait souvent le boulot pour nous, reconnaissons-le.
December 8th, 2005 at 22:50
…
December 9th, 2005 at 10:16
Trois
petits points
qui se balladaient
sur une toileuh toileuh toileuh
toileuh d’araignée
…
December 9th, 2005 at 12:08
quoi ! une araignée ! OU CA ? argh …
December 9th, 2005 at 12:31
Un peu ici, bientôt là…
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