Instinct de boîte de conserve

Je cherche les sourires.
Je dis ça, comme ça , parce que dire le reste demande trop de mots.
Petite chose, ramassée dans le fauteuil.
Qui se demande, se demande et se demande encore.
Si. Comment.
Je cherche les sourires, dans la musique qu’il m’a laissée, qu’il a réunie pour moi.
Je cherche son sourire, pour ne pas sombrer dans ce douloureux mélange de fièvre, de maux éparses, de virus dans le programme de mes pensées.
Il fait froid dans l’appartement surchauffé.
Il fait froid dans mes idées.
J’ai peur de le voir s’allumer, d’une minute à l’autre.
Le petit panneau lumineux. Le « Wrong Way » clignotant, rouge et blanc.
Putain d’instinct de préservation.
De conservation.
Je veux plus être une boîte de cassoulet.
Ni même de raviolis.
Je veux plus.
Il y a tant de choses que je désire.
Tant de choses dont je ne veux plus.

And I find it kind of funny, I find it kind of sad…

2 réflexions sur “Instinct de boîte de conserve

  1. sheepyr dit :

    Un simple produit de consomation ?

  2. Plancton dit :

    Non, un truc pas bon qui croupit au fond d’une boîte, qui ne vit pas, qui ne rit pas, qui ne respire pas, qui attend de se faire bouffer.
    Mais en attendant, au moins, la boîte de conserve aura suivi le rôle qu’on lui aura assigné dans la vie. Et son instinct de conservation.

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