• 11Apr

    Quelle femme n’aime pas se sentir protégée ?
    Dans les bras d’un homme qu’elle aime, dans les branches d’un arbre qui l’aura vue grandir, dans les souvenirs ensoleillés d’une belle journée d’été, où elle aura vu son père rire.
    Dans les petites attentions, sincères et pures, d’un ami qu’elle sait toujours là. Dans les sourires d’un enfant, qui un jour sûrement, lui rendra en amour et en énergie toutes les peurs qu’elle nourrit, aujourd’hui, pour lui.

    La chaleur d’un foyer. La lumière d’une bougie. Un simple rayon de soleil, parfois.
    Nous n’en profiterons pas toute la vie. Nous ne les trouverons pas toujours sur notre chemin. Si les rides se creusent sur nos peaux, c’est bien que quelqu’un, là haut, en a décidé autrement.

    Il nous faut sortir de nos petits retranchements, de nos abris de fortune, de nos tours d’ivoire, de nos cabanes au fond des bois ou de nos châteaux-forts. Affronter les tempêtes, les vents, les petites pluies, les gros temps. Nous laisser vivre. Il ne pourra en être autrement.

    Vous ne la voyez peut-être pas, la carapace que l’on s’est construite, notre éternel premier amour. Notre vivant second amour. Notre immortel troisième amour. Et nos suivants. Et nos ratés. Et nos honteux. Tous les autres. Notre indestructible champs de mines. Notre plus douce artillerie.
    Peut-être pensez-vous que c’est de notre passé qu’il faudrait nous protéger ? Peut-être prenez-vous nos larmes, parfois, pour ce qu’elles ne sont pas.

    Personne n’a le droit de nous prendre pour plus fragiles que nous ne sommes. Si personne n’a le droit de brader nos deuils, personne n’a non plus le droit de nous les ôter.
    Au nom de la faiblesse, dont vous semblez souffrir autrement plus cuisamment que nous.
    Au nom de l’amour ou de l’amitié que vous pouvez nous porter. Au nom de la protection que vous vous sentez obligés de nous fournir. La sainte mission dont vous pouvez parfois, vous sentir investis.

    Et si aujourd’hui, tu me faisais pleurer, un peu… s’il te plaît. Que je retrouve le divin goût du sel protecteur.

  • 11Apr

    Il est des lieux féériques que nous recherchons tous, à un moment ou un autre de nos vies chaotiques. L’île déserte. Notre rêve. Notre tranquilité. Ses eaux paisibles. Ses vents doux. Ses palmiers protecteurs.
    Des lieux qui, sans que nous ne nous en apercevions, se cachent au coeur de nos cités austères. Empreints de magie, ils nous permettent, si nous le souhaitons, de disparaître, le temps désiré ou nécessaire, de la réalité dévoreuse.
    Pour les trouver, rien de plus simple.
    Suivez une vieille dans la rue, introduisez- vous chez elle, étouffez-la.
    Si mes calculs sont bons, vu le temps que l’on met parfois pour repérer un vieux crevé tout seul dans son appart, vous avez de bonnes chances d’avoir trouvé votre paradis sur terre.
    Avec son évier en émail, ses courants d’air, et quelques plantes vertes.

  • 11Apr

    Bon alors. C’est l’histoire de monsieur et madame Grenade. Ils s’apprêtent à aller au cinéma. Ils vont pour monter dans leur voiture, quand soudain madame Grenade d’exclame : “Mince ! j’ai encore oublié ma goupille !”. Et monsieur Grenade ronchonne gentiment que vraiment, ma chérie, tu n’es pas raisonnable, tu as déjà explosé 4 voitures ce mois-ci.

    Voilà.
    C’est pas drôle. Mais c’est la blague du jour. Faite maison. Elle sort du four. Spécialement pour vous.
    Comme quoi. Parfois, vaut mieux se payer un bon Findus plutôt que d’essayer de faire le grand avec sa plaque de cuisson et ses cuillères.

    [Mes confuses, j'avais commis une erreur dans les paroles de la chanson de titre]