• 18Apr

    Alors alors alors…
    Qu’est -ce que j’ai dans ma main gauche ?
    Un loyer, ok.
    Une coloc qui se barre, ok.
    Un boulot, ok.
    Qui m’emmerde, mais dans lequel je me suis engagée…
    Un grand trou noir, quand j’essaye de poser à plat tout ça, et que je sais même pas dans quel ordre le mettre.
    Bon.
    Main droite.
    Fermée.
    Je sais pas ce qu’il ya dedans.
    Je sais pas si elle vide.
    Je sais pas si y’a des trésors, planqués.
    J’en sais rien.
    Rester. Comment ? Jusqu’à quand ? Avec qui ?
    Partir. Où ? Quand ? Comment ? Avec qui ?
    Bon.
    Voilà.
    C’est à peu près là que j’en suis, aujourd’hui.

    Je pense à la simplicité de certaines rencontres. A la grandeur, à la force, innée. Aux enfants, qui arrivent, pile à l’heure. Livrés sur commande par une cigogne, c’est pas concevable autrement. Aux chemins bien lisses, bien goudronnés.
    Et y’en a qui ne partaient pas avec moins de handicap que moi, pourtant.
    Comment j’ai fait pour me retrouver dans un bordel pareil ? Dites.

    Pour une fois, là, j’ai le sentiment de m’être perdue. Moi qui me sens reconfortée par la simple vue d’une carte routière. J’aimerais bien en trouver une avec mon chemin tracé dessus. Parce que là, vraiment…

    Et si en plus, le brouillard se levait ?

  • 18Apr

    C’était vraiment un gros canard.
    Son coin-coin était si dense !