encore une intersection. Une putain d’intersection.

Alors alors alors…
Qu’est -ce que j’ai dans ma main gauche ?
Un loyer, ok.
Une coloc qui se barre, ok.
Un boulot, ok.
Qui m’emmerde, mais dans lequel je me suis engagée…
Un grand trou noir, quand j’essaye de poser à plat tout ça, et que je sais même pas dans quel ordre le mettre.
Bon.
Main droite.
Fermée.
Je sais pas ce qu’il ya dedans.
Je sais pas si elle vide.
Je sais pas si y’a des trésors, planqués.
J’en sais rien.
Rester. Comment ? Jusqu’à quand ? Avec qui ?
Partir. Où ? Quand ? Comment ? Avec qui ?
Bon.
Voilà.
C’est à peu près là que j’en suis, aujourd’hui.

Je pense à la simplicité de certaines rencontres. A la grandeur, à la force, innée. Aux enfants, qui arrivent, pile à l’heure. Livrés sur commande par une cigogne, c’est pas concevable autrement. Aux chemins bien lisses, bien goudronnés.
Et y’en a qui ne partaient pas avec moins de handicap que moi, pourtant.
Comment j’ai fait pour me retrouver dans un bordel pareil ? Dites.

Pour une fois, là, j’ai le sentiment de m’être perdue. Moi qui me sens reconfortée par la simple vue d’une carte routière. J’aimerais bien en trouver une avec mon chemin tracé dessus. Parce que là, vraiment…

Et si en plus, le brouillard se levait ?

4 réflexions sur “encore une intersection. Une putain d’intersection.

  1. sheepyr dit :

    La vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est bête oui mais c’est vrais :p

  2. lui dit :

    j’aime bien l’intérieur de ta main droite…

  3. Plancton dit :

    Sheepyr, les trucs bêtes et vrais, c’est pas plus con que les machins incroyables mais truqués, après tout.

    Monsieur lui, figurez vous que moi aussi. Je sais pas si vraiment y’a des trésors dedans, mais je suis presque sûre d’en avoir surpris un ou deux se faufiler entre mes doigts. (C’est comme les vieux, c’est vachement mystérieux).

  4. lui dit :

    surtout les vieux qui disent rien …

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