• 31May

    J’aime pas. J’aime pas. J’aime pas.
    ça marmonne, ça grinchonne, ça persifle et ça me bouffe.
    J’aime pas cet état -là. Forcément, il me le rend au centuple.
    Il se venge en me rongeant les méninges. Et tout devient inutile puisque rien ne sert de réfléchir, il faut penser à point.
    Le doute et la peur font décidément bon ménage. Ils se tiennent chaud, font des enfants par dizaines, pendant qu’une tempête se déchaîne autour d’eux. Ils en ont rien à foutre, ces deux-là sont décidément amoureux.
    Vous voyez bien que l’amour est immortel, alors. Ils en sont la preuve par l’homme. La preuve par trois. La preuve par neuf. Milliards d’individus.

  • 31May

    J’ai écrit un post magnifique. Hier soir. Juste avant de m’endormir, juste après avoir éteint la lumière.
    Dans ma tête.
    Parfois, ce sont des syllabes et des sons d’une langue étrangère que je ne connais pas et qui s’entrechoquent dans mes oreilles assoupies, comme si quelqu’un s’y était installé confortablement pour me raconter une histoire. Dans cette langue que je ne connais pas, mélange d’espagnol et d’anglais, qui coule limpidement.
    Hier, des images. Mais voilà, déjà je ne m’en souviens plus. Ou quasiment.
    Tout ce que je sais, c’est qu’on meurt parfois, écrasé sous des piles de dossiers. Des dossiers qui ne sont pas les siens. On meurt broyé par des projets dans lesquels on se dilue amèrement, on se noie dans cinq centimètres d’eau, que l’on n’a jamais fait couler. On disparaît comme on est apparu, en sursis dans une vie qui n’est pas la nôtre.