• 06Jun

    Le jeu est simple. Vous allez voir, on va bien s’amuser.
    Prenez tout d’abord tout un tas de mot, qui vous passent par la tête, comme ça, par hasard, et notez les de façon aléatoire, sans vous poser de questions.
    Tenez, regardez, je commence. Sans réfléchir, allez hop, je me lance.

    “Pulsion meurtrière. Crémation. Raclure. Potence. Pourriture. Rance. Petite merde. Pu. Boîte à pu. Boîte à merde. Enflure. Moisis. Pustule. Bite. Crasse. Salope. Ordure. Péteuse. Grosse… ”

    Quand vous sentez que les mots ne viennent plus vraiment naturellement ou que la répétition des termes usités menace, concentrez-vous sur les sons. Uniquement les sons. Et créez vos propres mots à partir de ceux-ci.

    Si l’on continue à partir de mon exemple, je suis en mesure de vous affirmer une attirance toute particulière par exemple pour le “R” de “crade” ou pour le “P” ou le “U” de “pute”. Par exemple.

    Si je continue mon travail à partir de ces sons qui semblent attirer mon oreille, en en mêlant d’autres tout aussi fantaisistes, voilà quelques exemples de termes qui peuvent ressortir de ce petit exercice, à pratiquer seul, en famille, de 7 à 99 ans …

    “Ripucrane. Cacrance. Prudichonne. Corbrerde. Grure. Rapisse. Mécraude…”

    Ce jeu vous procurera allégresse et détente, sous toutes ses variantes, également au volant de votre voiture, lorsque vous hésitez entre “grognasse” et “traînée” pour qualifier la pouffe qui vient de vous faire une queue de poisson. Mais il se pratique toujours dans la joie et la bonne humeur, vous faisant profiter de toutes les petites occasions de distractions inopinées que peut vous offrir la vie en récompence de vos bons et loyaux services d”être humain.

    [PS : Y'a des gens sains, il vont courir, eux. Y'a des tueurs, ils vont butter un chien. Y'a des femmes qui vont hurler au téléphone. Moi, je m'amuse avec des mots. Et l'on dit de moi que je suis d'un calme olympien. Ou presque. Comme quoi, ça doit marcher. A chaque sportif son sport, hein.]

  • 06Jun

    Le sandwich a du mal à passer.
    La vie aussi.
    La clope qui suit inexorablement la précédente ne fait que me donner envie de sortir la prochaine.
    Et j’attends que le temps passe.
    Que la haine redescende. Un jour. Mais redescendra t’elle ?
    Cette haine ne se contente-t’elle pas de se terrer, pendant des jours, ou pendant des mois, jusqu’à l’occasion pour elle d’éclater au grand soleil ?
    On me quitte toujours en me disant que je suis une fille bien. Marrant, non ?
    J’ai pris le parti d’en rire. Et ce n’est pas très sincère.
    On me quitte toujours en me trompant, en me mentant, en me cachant des choses. Voilà ce que je retiens de tout cela.
    Pourquoi avoir peur des conséquences d’une rencontre si on la juge anodine ?
    Est-ce que ce sont tes envies que tu caches ?
    Est-ce ma faute… A force de douter. Tu as peut-être voulu me prouver que j’avais raison.
    Merci, c’est gentil.
    Est-ce que mes suspicions ont déclenché les mensonges ? Ou bien est-ce que vos mensonges ont donné vie à mes doutes ?
    Tout ce que je sais, c’est que la liberté que je vous ai laissée, messieurs les hommes qui ont compté, était bien trop grande pour vous.
    Que vous finissez par vous y perdre. Mais que je ne sais pas faire autrement que de donner autant de liberté que je souhaite moi-même en avoir.
    Ma liberté est-elle si impressionnante que cela…

  • 06Jun

    Oh comme c’est purulent, comme c’est sale, tout ce qui peut sortir de ma tête depuis des heures. Toute cette haine, toute cette colère, focalisée sur une seule et unique personne. Que je ne connais même pas. Cette fille que j’ai vue venir, cette fille que je sentais arriver. Cette fille dont j’ai cherché les signaux d’appel sur un ordinateur qui n’était pas le mien. Cette fille dont je ne trouvais aucune trace.
    Pas parce que j’étais parano. Non, malheureusement.
    Mais tout simplement parce que je ne cherchais pas au bon endroit.
    La jalousie a des sources qui ne se trompent que rarement.

    Comme c’est noir, comme c’est bileux. Comme j’ai envie de vomir. A chaque minute, chaque seconde. Comme j’ai envie que tout cela sorte, enfin.

    Comme j’aimerais pouvoir te vomir dessus, mademoiselle. Comme j’aimerais t’avoir en face de moi. Maintenant. Et que tu saches, tout ce que je peux penser de toi.

    Tu n’es pas la cause unique. Tu es juste celle qui a ouvert la faille. Et c’est sur toi que tout tombe. Parce que j’ai besoin de te haïr. Parce que j’ai besoin d’une coupable. Et que je sais que cette coupable n’était pas moi.
    Comme j’imagine les discrétions, les questions. Comme j’imagine les sourires du secret si bien entretenu. Comme j’ai envie de te vomir dessus.
    D’ailleurs, c’est ce que je fais.

    Comme j’imagine les précautions que vous avez prises, une fois les suspicions à jour. Comme je connais cet appel à la découverte, cet appel du grand large, cet appel des sirènes, auquel peu d’hommes savent résister.

    J’avais bien raison en pensant que tu n’avais pas besoin d’être protégée. Ta fragilité n’est pas plus béante que celle de toute femme. Elle est simplement plus évidente. Et tu n’as pas plus besoin d’être protégée qu’aucune autre, car tu sais très bien mener ta barque toute seule.

    Tu n’es qu’une femme.
    Et je te vomis dessus.

    Mon blog est tout dégueulasse maintenant. Je vais devoir faire un grand ménage de printemps.