• 07Jun

    Je regarde les roses, en fumant ma cigarette.
    Je regarde les roses.
    Et je me frôle de ma propre pitié.
    Comme je la déteste, cette haine. Comme je l’ai en horreur.
    Comme je ne suis pas faite pour haïr…
    Faites qu’elle s’en aille, vite.
    Faites que je réussisse à la combattre.
    En suis-je capable, seule ?
    Suis-je capable de m’arrêter avant l’épuisement total de toutes mes ressources d’humanité ?
    C’est un déferlement, une montagne, un seïsme…
    Et je pleure de me savoir si sale.
    De toute cette poussière que vous avez soulevée, de toute cette merde que vous m’avez donnée.
    Je pleure de voir ce que la vie est capable de faire de moi.
    Je pleure de voir en quoi je suis capable de me métamorphoser.

    Je ne suis pas faite pour ça, moi.
    Moi, je suis faite pour aimer.
    Je suis faite pour offrir des sourires.
    Je suis faite pour grogner en me levant et faire l’amour en me recouchant.
    Je suis faite pour t’écouter, quand tout va mal, quand tout va bien.
    Je suis faite pour faire de mon mieux pour aider.

    Ne gardez pas l’image de ce monstre que les mensonges ont crée.
    Prenez patience, s’il vous plaît, le temps que je l’aie recraché.

  • 07Jun

    Il y a des moments, des minutes, où je me dis que tout est réglé, maintenant. Que je n’ai plus qu’à passer mon chemin.
    Où ma vie prend le dessus sur les “non-hasards aux grands airs magiques” de la vie des autres.

    Il y a aussi des moments, des minutes, où la moindre compassion à l’égard de l’ennemi me fait trembler.
    De fureur. De haine.
    Voilà le prix à payer pour le luxe de ne plus aimer.

    Si je dois en passer par la haine, j’y passerai.
    Si je dois faire mal et blesser, je ferai mal et je blesserai. Pour autant que j’en sois vraiment capable.
    D’autres se sont beaucoup trop posé la question :
    Des savants calculs…. Profits et intérêts… Qu’ai-je à y perdre… Qu’ai-je à y gagner… Et si tout ça ne valait pas… Je devrais peut-être maintenant, je devrais peut-être plus tard…. Je ne devrais peut-être pas lui avouer ça, quand même !….
    … Pour finir par m’achever.

    Je ne suis prête à aucune concession.
    Tant que je garderai une image dégoutante d’une personne que j’ai aimée.
    Tant que je n’aurai pas fait mon choix, de garder cette image là, ou pas.