• 20Sep

    Vous avais-je déjà parlé de cette bouteille de désodorisant d’atmosphère, autrement dit cette bombe à chiottes, qui se dit être à usage professionnel ?
    [Pour les chieurs qui s'y connaissent].
    Eh bien figurez-vous que je viens de m’apercevoir que cela fait plusieurs mois que je me rends compte [retourne au début de la phrase sans passer par la case départ sans toucher 20 000] que le coquillage en photographie au bas de cette bombe à chiottes, puisque ne se contentant pas d’être pour les vrais chieurs, cette bouteille se revendique également être fraîcheur marine, ressemble étrangement, du haut de mon champs en plongée, à un gros steak haché surgelé ?

    Important ? [Sans aucun doute].

  • 20Sep

    J’aimerais bien être italienne.
    Avoir le sang chaud.
    Être capable de bouillir et de cracher des volcans de magma.
    Être capable d’éteindre le mal par le mal.
    J’aimerais bien être mauvaise, méchante et hargneuse.
    J’aimerais bien te baillonner d’un revers de la main,
    sans que tu t’y attendes, sans que tu aies le temps de faire comme si tu ne comprenais pas.

    J’aimerais apprendre à partir en claquant la porte,
    sans avoir à pleurer ensuite.
    J’aimerais faire sortir ce que j’ai de mauvais, ce que j’ai de sale.
    Ce qui pourrit chaque matin un peu plus.
    J’aimerais t’écrire ma colère, en crachant sur une feuille.
    J’aimerais te faire mal, pour me faire du bien.
    Sans avoir à pleurer ensuite.

    J’aimerais tout ça, les matins comme celui-là.
    Où je tente en vain d’évacuer en même temps que l’eau de la douche
    Toutes les colères qui me rôdent dans la tête.
    Je ne leur demande pas d’exister, je ne veux pas d’elles.
    Elles sont pourtant là.
    Elle m’attaquent, la nuit, quand je ferme les yeux
    Quand je ne les vois pas venir.

    Animal au sang froid que je suis.
    Je me love contre ce que j’ai de plus chaud dans mon lit.
    Ma colère, ma rage, mes frustrations.
    Mes soeurs.
    Mes ennemies.
    Ce sont elles qui habitent mes rêves désormais.
    Ce sont elles qui me tiennent compagnie sous la douche,
    Alors que je me dégrise, que je me souviens d’avec qui j’ai couché.

    Est-ce un rapt, un viol, un accouplement consenti, désiré…

    J’aimerais être de sang chaud.
    J’aimerais bouillir et cracher.
    Mon encre est si froide. Ma peinture de volcan n’est que combinaison binaire.
    Ce qui sortira d’ici ne réchauffera la joue de personnne.
    C’est à moi. Rien qu’à moi.
    Ce sont mes rêves de haine, mes combats sanguinaires.
    Ce sont mes pleurs étouffés et ma rage bleue.