• 05Sep

    On dirait que je serais dans tes bras et que nous danserions, au milieu de rien, au centre de tout.
    Deux mots, perdus dans un dictionnaire, ineffablement liés par un trait d’union.
    Les pages tournent, et se rassemblent.

  • 01Sep

    Un message diffusé ce matin sur la liste Intégration Scolaire.
    Faut pas s’étonner après que je trouve pas les mots pour vous dire…

    TEMOIGNAGE

    lundi 21 août 2006

    En France la loi prévoit que le parent accompagnant d’un enfant très
    lourdement handicapé quitte son emploi pour que son enfant puisse
    bénéficier de “l’AES 6e catégorie”, permettant à ce parent d’assurer
    les soins et l’éducation.

    Or au décès de l’enfant, l’allocation est immédiatement interrompue
    laissant le parent aidant dans une complète misère matérielle et
    humaine : pas de droits sociaux, pas d’allocation chômage, pas de
    droit Sécu, pas de possibilité de reconversion professionnelle, un
    complet déni du travail accompli…

    Ce travail invisible, source de richesse non prise en compte dans les
    PIB des États est en général fourni par les femmes. Violence contre
    les personnes handicapées et violence institutionnalisée contre les
    femmes !

    Je viens de prendre soin de mon enfant handicapée qui est décédée à
    l’âge de 11 ans. J’ai été contrainte, me trouvant sans aucune
    ressource ni droit sociaux après le décès de mon enfant, de reprendre
    une activité d’aide-soignante alors que j’étais dans un état de
    désespoir qui ne me permettait absolument pas de travailler.
    6 mois plus tard j’étais en arrêt maladie.

    A ce jour comme je n’ai aucune reconnaissance de mon travail auprès de
    mon enfant, je n’ai plus droit aux indemnités journalières, alors que
    je suis toujours en arrêt maladie. J’ai donc demandé le RMI.

    Et comble de cynisme Il me faut tenir 4 mois avec 110,15 euros, car
    les indemnités journalières qui m’ont été payées ces trois derniers
    mois (février 633,69euros, mars 657,16euros, avril 445,93 euros) ne
    sont pas neutralisées car ce sont pas des droits ASSEDIC !

    J’ai commencé depuis samedi une grève la faim qui va se poursuivre
    tant que le montant de mon RMI ne me sera pas accordé intégralement.
    Je revendique la possibilité de me soigner dignement, de faire un
    bilan de compétences et de pouvoir choisir mon insertion dans le cadre
    du RMI.

    Tiré du Combat Syndicaliste de Midi-Pyrénée n°96, par la CNT-AIT de
    Toulouse