• 23Oct

    Le premier et le dernier baiser.
    D’une simple année, toute ronde, séparés.
    C’est sûrement ceux qu’il ya eu au milieu
    Dont je me souviendrai le mieux.

    Une année qui m’a remise sur pieds.
    Une année qui m’a rendu l’envie d’avancer.
    Une année à se donner de la joie, beaucoup.
    Une année de bonheur…

    Tout est dans les trois petits points.
    Ceux -là qui disent qu’il faut aller plus loin.
    Que ni lui, ni moi, n’arrivons à nous contenter
    Des concessions nécessaires
    Des incomplétudes certaines
    tentées, colmatées par deux coeurs
    Qui ont déjà trop été abimés.
    (Quel coeur ne se considère pas comme tel ?)

    Penser à soi…
    Jusqu’à quand ça peut durer, ce petit cinéma ?
    Quand arrivera-t’on à se tenir en équilibre sur nos fils ?

    Il a été décrété que papillon je deviendrai.
    Qu’un jour, j’ouvrirai mes ailes.
    J’ai beau y réfléchir, je ne sais toujours pas sur quelle loi
    Ce décret est censé se reposer.

    Peut-être que cela aura un sens un jour.
    En attendant, sachez que je ne suis donc qu’une pauvre chrysalide.
    Une ébauche, un projet.
    Les amateurs de grands travaux y trouveront leur compte.
    Bricoleurs charcutiers s’abstenir.

    Je crois bien, en tout cas, que ce que l’on suppose de moi,
    C’est que j’arrive toute seule à sortir de mon cocon.
    J’ai des choses à prouver au monde.
    Et le monde m’attend.

    Mon dieu, que j’ai horreur de ça.
    Si j’ai des choses à prouver à quelqu’un,
    Ce n’est qu’à moi-même.

    La vie a fait de moi une personne qui ne trouve jamais sa place.
    Une personne à qui l’on donne, à qui l’on reprend.
    Une ermite. Une errante. En quête des Grandes Réponses.

    Incapable de détester un homme capable d’offrir tant de joie.
    Incapable de se fermer complétement à l’éventualité
    Que le monde ait raison.
    Que j’aie tort de songer à m’obstiner dans une direction.

    Au fond, tout au fond de moi…
    Je sais bien que personne n’a foncièrement raison,
    Que tout le monde a ses torts.
    Que toute certitude est ennemie de la Bonne Direction.

    Alors, je dis aurevoir.
    A ce qui a été, à ce qui aurait pu être. Si.
    Je t’embrasse sur le front.
    Le coeur bien empêtré de n’avoir aucune raison de te détester.
    Je vais dire bonjour à ce qui m’attend,
    A ce que je vais repartir chercher.
    Bonjour à ce que je dois construire, de mon côté.
    Bonjour à la Vie, tout simplement.

    Et des tas de petits points à remplir…