Je trouve très étrange cette récurrence de certaines personnes, à des moments clés de nos vies.
Cette présence, inattendue mais sans surprise. Fatale et risible.
Je lui en veux même pas d’être là. Elle est. Elle suit son chemin.
Et lui, pauvre petit lapin aveuglé par le destin.
Réalité, éteinds tes phares ! Tu m’éblouis, je vois plus la route.
Et tu te cognes, contre tous les trottoirs, tous les arbres.
Tu t’étourdis, tu repars et redémarre avec comme bosse, un petit coup de cafard.
Tu vois pas où tu vas, tu vois pas qu’elle est là.
Tu vois pas ce qu’elle représente à tes propres yeux.
La lumière…
La dose de lumière, le phare, le spot, le spliff, l’euphorie.
La vie.
Celle qui ne se partage pas. Qui ne donne pas. Qui ne prend surtout pas.
Celle qui ne t’appartient pas.
Et c’est bien pour ça que tu veux en voler un morceau.
Ferme les paupières, et regarde.
Regarde par quoi tu es attiré. Enfin.
Parle moi encore d’amour.
Toi qui sais encore moins que moi ce que cela signifie.
Parle moi encore de beauté.
Toi qui barbouille de noir les couleurs de la vie.
Parle moi encore de ton manque de moi.
Que je t’arrache un oeil.
Dites, ça compte quand c’est juste par écrit ? ça compte quand ça existe pas vraiment ? ça compte quand on le fait pas avec ses mains ?
Oui, ça compte. ça compte beaucoup. Parce qu’on en a très envie.
Que ce soit d’un baiser, d’une caresse, ou d’un gnon dans la gueule.
C’est pas du semblant, c’est de l’évacuation.
C’est apprendre à gérer ses pulsions.
Devenir grand.
Savoir reconnaître et mettre le doigt sur certains petits détails de la vie, qui demandent une petite part de réflexion.
Par exemple, aujourd’hui, je passe mes nerfs sur quelqu’un qui n’en mérite pas tant.
Parce qu’au fond, c’est pas à lui que j’en veux, c’est à moi.
Je m’en veux d’avoir voulu jouer les Indiana Jones de la vie.
D’avoir pris les problèmes pour des défis.
D’avoir toujours foncé droit devant en me disant “Advienne que pourra”.
Voilà, dire ça, c’est mettre le doigt sur un de ces petits détails de la vie.
Les emmerdes, en somme.
Les soucis. Les hommes. Appelle les comme tu veux. Les cons, les connes, aussi.
Pour conclure, puisque je sais très bien là où je veux en venir mais que toi, non, ou bien oui, ou bien peut-être :
“Le dire, c’est bien. Mais le faire, c’est mieux !!”
