Jin et mère crapaud

Mais quelle nuit de folie ! Jin, de Lost… Toute la nuit rien que pour moi et des tonnes de cunni ! Non mais franchement, ça vaut pas le coup, parfois, d’être un peu dérangée de la tête pour en arriver à des aventures nocturnes de cet acabit ?
Bon, ok, ça se passait dans la maison de mes parents… D’abord dans mon ancienne chambre, puis dans celle de mon frère. Impossible de retourner dans ma chambre Jin, je suis désolée, la porte qui les relie a été condamnée il y a belle lurette ! En plus je l’ai vraiment traité comme un con hein. Alors qu’il s’approchait de la porte condamnée en espérant la franchir pour retourner dans la mienne, je lui fais remarquer gentiment que sans doute, il avait du voir que la porte, de l’autre côté de la cloison, n’existait pas ! Pour sûr pépère, elle est murée. Ce qui est d’ailleurs complètement fidèle à la réalité des lieux.
La chambre de mes parents, en face de celle de mon frère… Jin ne veut pas qu’on nous voie, ne veut pas qu’on nous trouve… Or, il y a la « figure maternelle d’horreur », là-bas, en face. Les portes sont ouvertes. Comment faire. Je le rassure. Tu parles, j’avais pas envie que les galipettes s’arrêtent en si bon chemin moi. Pas folle la guêpe.
La chambre de ma soeur… Ex- chambre de l’ensemble de la fratrie. Au moins trois paires de lits superposés dans mon rêve. Bizarre. Un camp ?
Y’a une histoire de piscine à un moment, je n’arrive plus à replacer tout ça dans l’ordre. Oui, je crois que c’est un camp. Mais de quoi ?
La « figure maternelle d’horreur ». Une dame, édentée. Crasseuse. On dirait un crapaud caricaturé sorti d’une BD pour faire peur aux enfants. Elle dort dans un des lits qui se trouve contre le mur ouest de la chambre. Une femme de ménage passe. L’aspirateur avale des morceaux de boue et de crasse collées contre les plinthes. Le sac est rempli de gravats poisseux en un rien de temps. La « Figure maternelle d’horreur » n’est pas aussi vieille que ma vraie maman l’est. Elle a une voix de fumeuse. On dirait en fait un mélange entre mes pires apréhensions maternelles, mes peurs les plus ancrées et la mère Groseille dans « La Vie est un long fleuve tranquille ». Et aussi une autre personne. Une autre mère. Je vois à peu près laquelle.
Après le passage de la femme de ménage, qui a aspiré tout ce qu’il y avait d’aspirable et qui recouvrait les lits, les couettes sont belles, fleuries, douces, les lits propres et resplendissants, comme ceux de chez ma copine Audrey G. Bon vieux souvenir de collège.
Je me souviens être allongée sur un lit. Pas celui contre le mur nord, qui correspondrait à la réalité de mon enfance. Mais contre le mur ouest. Toujours. Et la tête au sud. Donc dos à la porte d’entrée. Une femme déboule dans la chambre. Une actrice que je juge dans mon rêve comme étant oubliée. Mais qui, après réfléxion, ressemble pas mal à Isabelle Nanty. Elle est vêtue comme une clocharde… Je ne me souviens plus de la discussion qui a lieu dans la chambre.
Mh… Si je ne m’attèle pas à rédiger ces comptes-rendus de rêves dès mon réveil, je suis sûre d’en perdre la moitié. Et si j’attends plus d’une demi-journée, c’est la totalité que je perds en général. Comme si ces images refusaient de rester gravées.
Après réflexion, je me demande si mon Jin n’était pas en fait même plus jeune que le Jin de Lost… Graouh. Je sens qu’il y a des morceaux de ce rêve que j’aurai du mal à complètement oublier ! Et je choisis pas les pires, croyez-moi. Je laisse mes névroses à la femme de ménage. Je garde le sucre et le miel.

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