• 11Jan

    Joujou veut pas que j’aille dormir. Y comprend pas que j’ai pas que lui dans la vie. Le con.
    Et pourquoi c’est justement quand je me réveille en sursaut après avoir vu un gros nid d’araignée logé dans les replis de ma couette à portée de bouche que l’ampoule de ma lampe de chevet décide justement de claquer ?
    C’est ce que je me suis dit en regardant mon lit. les restes de la nuit dernière. Les réminiscences synaptiques.
    J’ai épluché ce soir. Des tonnes de nourritures malsaines et obscènes. Du très culturant également.
    L’hormone de l’amour. Drogue douce qui disparaît un jour en emportant toutes les illusions bercées depuis le premier jour. Est-ce moi qui n’ai plus les mêmes yeux ? Ai-je changé quelque chose dans ma tête ? Je ne pense pas. Juste que je ne suis plus droguée. Que je lis tel que c’est écrit, tout simplement. Plus de déformation de l’espoir. Plus de zoom de la beauté. Plus de miroir de l’auto-contemplation. Plus de croyance en un homme autre que celui qui m’est Inconnu. Plus de pardon, plus de rage, plus de colère, plus de sourire, plus de rire. Mort à l’amour. Fin des arrangements de l’esprit. De l’âme. Les restes de l’aime. Plus que mais.
    Froideur du vide. C’est tout. C’était écrit, dès le premier jour, dès le premier matin. Il n’y aurait un jour plus rien. Qu’un sujet d’écriture nocturne. Qu’un objet de conversation intime. Un déchet.