Les instants de totale schyzophrénie où je me regarde être. ça me donne le vertige. Le même que quand je mange une glace trop froide, le black out qui part derrière les yeux et qui remonte dans le haut du crâne. Le vertige se colle par dessus les tremblements. Les tremblements par-dessus les frissons. Les frissons par-dessus l’envie qui cogne… bambam…bambam… Frapper l’air pour le chasser de ce qu’il nous sépare, le punir de la place qu’il ne prend pas…
Le presto de l’Ete de Vivaldi sort de ma tête et me revient dans la peau.
Les instants sublimes de la séparation pour de faux, où je m’observe en train de vivre. Je me demande d’ailleurs si c’est du voyeurisme primaire ou de la Contemplation romantique. Je me demande aussi si j’y crois vraiment à ce que je vois, parfois, tellement c’est beau face à mes mois. La petite chose sur l’instantané, là, c’est toi. Instantané volatile qui n’a pas le temps de se figer, si ce n’est dans l’air, révélateur de particules entêtantes.
Je nous contemple en train d’exister, corps unique achevé séparé qui laisse l’air divaguer, reprendre la place.
Avouons-le. Les esprits aiment aussi prendre leur pied.
Archives
- July 2011
- December 2010
- November 2010
- March 2010
- January 2010
- December 2009
- November 2009
- October 2009
- June 2009
- May 2009
- April 2009
- March 2009
- February 2009
- December 2008
- November 2008
- October 2008
- September 2008
- August 2008
- June 2008
- April 2008
- February 2008
- January 2008
- December 2007
- November 2007
- October 2007
- September 2007
- August 2007
- July 2007
- June 2007
- May 2007
- April 2007
- March 2007
- February 2007
- January 2007
- December 2006
- November 2006
- October 2006
- September 2006
- August 2006
- July 2006
- June 2006
- May 2006
- April 2006
- March 2006
- February 2006
- January 2006
- December 2005
- November 2005
- October 2005
- September 2005
- August 2005
- July 2005
- June 2005
- May 2005
- April 2005

