La main qui te marchait sur le pied

Ma voiture et moi, on a besoin d’une vidange.
Elle a de l’huile crasseuse dans les artères, du mal à démarrer le matin.
J’ai des points d’interrogation qui m’obstruent les aérations, le moteur fatigué, les bougies faibles.
Une pellicule de questions épaisses qui empêche l’air de circuler correctement.
Oxygénation.
Après avoir remué la crasse au fond des tuyaux, penser à aller danser une valse en se marchant sur les pieds.
Qui je suis, derrière le miroir ? Qui je suis, sans mes points de repère ? Qui je suis, quand je ne sais pas qui tu es, toi ?
Perdition.
Toutes ces choses que je ne sais pas, toutes ces choses qui me font peur, à l’intérieur. Ces zones cachées sur lesquelles souvent, trop souvent, je jette un regard à la lumière d’une torche. Ma cartographie en construction.
J’ai appris beaucoup. Ce n’est pas assez.
Libération.
Laisser la joie prendre la tête du cortège et l’envie par la main.
Tout ira bien.
Alice est bien arrivée de l’autre côté du miroir.

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