Les instants de totale schyzophrénie où je me regarde être. ça me donne le vertige. Le même que quand je mange une glace trop froide, le black out qui part derrière les yeux et qui remonte dans le haut du crâne. Le vertige se colle par dessus les tremblements. Les tremblements par-dessus les frissons. Les frissons par-dessus l’envie qui cogne… bambam…bambam… Frapper l’air pour le chasser de ce qu’il nous sépare, le punir de la place qu’il ne prend pas…
Le presto de l’Ete de Vivaldi sort de ma tête et me revient dans la peau.
Les instants sublimes de la séparation pour de faux, où je m’observe en train de vivre. Je me demande d’ailleurs si c’est du voyeurisme primaire ou de la Contemplation romantique. Je me demande aussi si j’y crois vraiment à ce que je vois, parfois, tellement c’est beau face à mes mois. La petite chose sur l’instantané, là, c’est toi. Instantané volatile qui n’a pas le temps de se figer, si ce n’est dans l’air, révélateur de particules entêtantes.
Je nous contemple en train d’exister, corps unique achevé séparé qui laisse l’air divaguer, reprendre la place.
Avouons-le. Les esprits aiment aussi prendre leur pied.

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