• 21Mar

    La petite planète et la fantôme sont en pleine révolution.
    Je cherche depuis tout à l’heure des mots, de simples mots, pour clore le débat.
    Un débat non débattu qui s’est bâti au fil des mois, d’émois et d’ébats.
    De toi, de moi, aucun abattu.
    Pas d’abats au milieu de la rue, pas de tripes béantes répandues mises à bas.
    Tu as voulu m’apprendre ce qu’était la liberté, même celle du vent d’ailleurs.
    Quelle leçon, quelle précision, quel rire ! Comment veux- tu que je ne t’aime pas
    alors que c’est en souriant que je pense à toi ?
    Moi qui ai tenté vainement de mettre fin aux lettres du combat.
    Je t’aime sans rancoeur, sans douleur et sans honte.
    Juste pour ce que tu es. Une liberté sur pattes.

    “je t’aime”. Trois mots usés, fatigués, abusés.
    Dénués en soi de raison, heureux fous qu’ils sont ! On les prive également trop souvent de sens.
    On les galvaude, on les traine dans la fange, leur faisant miroiter le respect
    Et la confiance, pour finir par les attacher au bout d’une chaîne, au bord de la route.

    J’ai décidé de les prendre sous mon aile et de les emmener partout avec moi.
    J’ai envie de les faire voyager, leur faire voir du pays.
    S’ils sont fatigués, je les porterai.
    A bout de bras s’il le faut.
    Quand j’aurai besoin d’eux, ils seront là.

    Les livres sont faits pour circuler, me disais-tu.
    Nos sentiments aussi. Et nous avec.
    Je crois bien que tu m’as appris à aimer de mes propres ailes, finalement.

    J’ai croisé un voyageur.
    En plus de mes ailes, j’ai aussi des étoiles dans les yeux.

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