J’en reviens pas.
Internet, c’est l’ouverture sur le monde ! Qu’y disaient.
Tu parles.
Macache.
La blogosphère francophone est une pauvre cage dans laquelle j’ai l’impression de tourner en rond depuis qu’il m’a pris l’envie de vouloir l’explorer.
Je peux aller n’importe où, cliquer sur n’importe quel lien, je retomberai TOUJOURS sur un nom déjà vu, voir même sur des personnes que je connais déjà. Que je les apprécie, remarque ;
Ou Pas.
Je peux changer de goûts, m’abandonner là sur le bord de la route ; je pique un cerveau à un clampin de passage, et j’essaie de découvrir le monde avec des neurones autres que les miens.
Pitié, faites que je tombe pas sur un agriculteur chasseur beauceron, j’ai pas envie de voter le pen dimanche.
Haha, désolée ma petite, me répondit dieu, fallait partir d’ici avant.
Noooonnn !!!!!!!!!!!!!!
Oups.
Pardon.
J’étais en plein cauchemar.
Je peux aussi arrêter de m’agaçer toute seule ; je saute de joie et je crie Youpi Que le monde est petit ! en remuant mes petites mains et en faisant semblant d’être heureuse de cet état de compression et d’enfermement qui me devient aussi supportable et vomitif que des nouilles au fond d’un évier.
Je peux aussi me réjouir avec un peu plus d’entrain sincère (ça devrait se trouver, en raclant bien au fond du coeur, chose difficile ces temps-ci, y’a plus de lumière, j’ai oublié de payer la facture d’électricité, y’a des mygales grosses comme mon poing je suis sûre là-bas dedans, des bouts de verre et des lames de rasoir rouillées, je serais moi, je m’y risquerais pas).
Être ravie de voir que je tombe sur des blogs que je lis ou que je lus ou que j’eus volontiers compulsés si je les eusse découverts dans une période faste de mon ouverture sur le monde extérieur. Me satisfaire et m’enorgueillir du petit plaisir de constater que décidément, ceux que je lis ont bon goût et ceux qui lisent ceux que je lis, aussi. Mises à part trois quatre grognasses, mais bon, ça, c’est une autre histoire.
Et hop xp ego +10.
Soit. Faisons péter les noix de cajou. Et allons-y gaiement, se frayer un chemin là-dedans et secouer les barreaux de cette putain de cage.
