Quand les gens disparaissent tous d’un coup d’un seul, où est-ce qu’ils vont ?
Mon agrégateur est en berne, les quais sont vides de toute réelle présence humaine, les terrasses même ne sont pas si remplies qu’hier. Seuls les bots font grimper mes stats de fréquentation aujourd’hui, faisant bosser spamkarma comme le brave antispam fidèle au poste qu’il est.
Vous êtes partis au soleil ? Tant mieux pour vous.
Vous n’êtes pas en vacances et vous vous ennuyez ferme, jonglant docilement entre votre conscience professionnelle et votre superbe envie de ne pas en glander une ? Ha. Comme je compatis.
Je ne sais pas où vous êtes, mais vous auriez pu prévenir pour la fuite massive.
J’ai des tonnes de mots dans la tête, mais je les laisse libres. Ils s’envolent en même temps que mon regard dans les rues. Je retrouve un peu de sérenité, je me réapproprie mes lieux de vie, mes lieux d’errance, paisiblement. Et non moins dans la ferme intention de leur dire adieu pour toujours et de m’envoler moi-même vers un autre ailleurs.
Je sais où je ne veux pas être, et je sais où je veux aller.
Phase 1 checked.
Passage à l’acte, après mes vacances.
Et oui, moi aussi, je me barre.
Je vais me retrouver toute seule dans un grand aéroport et devoir ne pas me perdre et monter dans le bon avion. Vous imaginez pas ce que ça représente pour un pauvre petit organisme monocellulaire aquatique comme moi, hein ?
Au fait, ça y est.
J’ai trente ans. J’ai fait tourner le compteur.
Et je voudrais bien que le beau motard brun arrivé en catastrophe au rayon frais du carouf Saran et reparti de la caisse voisine de la mienne à 20h15 hier soir me contacte. J’ai des trucs à lui faire. Merci.
