Dites…

Quand les gens disparaissent tous d’un coup d’un seul, où est-ce qu’ils vont ?
Mon agrégateur est en berne, les quais sont vides de toute réelle présence humaine, les terrasses même ne sont pas si remplies qu’hier. Seuls les bots font grimper mes stats de fréquentation aujourd’hui, faisant bosser spamkarma comme le brave antispam fidèle au poste qu’il est.
Vous êtes partis au soleil ? Tant mieux pour vous.
Vous n’êtes pas en vacances et vous vous ennuyez ferme, jonglant docilement entre votre conscience professionnelle et votre superbe envie de ne pas en glander une ? Ha. Comme je compatis.
Je ne sais pas où vous êtes, mais vous auriez pu prévenir pour la fuite massive.

J’ai des tonnes de mots dans la tête, mais je les laisse libres. Ils s’envolent en même temps que mon regard dans les rues. Je retrouve un peu de sérenité, je me réapproprie mes lieux de vie, mes lieux d’errance, paisiblement. Et non moins dans la ferme intention de leur dire adieu pour toujours et de m’envoler moi-même vers un autre ailleurs.
Je sais où je ne veux pas être, et je sais où je veux aller.
Phase 1 checked.
Passage à l’acte, après mes vacances.
Et oui, moi aussi, je me barre.
Je vais me retrouver toute seule dans un grand aéroport et devoir ne pas me perdre et monter dans le bon avion. Vous imaginez pas ce que ça représente pour un pauvre petit organisme monocellulaire aquatique comme moi, hein ?

Au fait, ça y est.
J’ai trente ans. J’ai fait tourner le compteur.
Et je voudrais bien que le beau motard brun arrivé en catastrophe au rayon frais du carouf Saran et reparti de la caisse voisine de la mienne à 20h15 hier soir me contacte. J’ai des trucs à lui faire. Merci.

12 réflexions sur “Dites…

  1. sheepyr dit :

    Ouaie ça manque de gens

  2. Plancton dit :

    Et comment ça manque de beaux motards bruns avé le tit bouc et tout bamtchikiwouawoua !

  3. alain dit :

    je sais même pas ce que c’est un agrégateur.
    Alors…

  4. Clement dit :

    Ben j’suis motard, presque brun, j’ai le bouc qui pousse pas mal la… mais je n’etais pas au carouf Saran hier a 20h15! Par contre j’ai rien contre le fait que tu me fasse des choses 🙂

  5. Plancton dit :

    Alain, ça t’empêche vraiment de comprendre le texte ? Si c’est le cas, je te résume l’essentiel : J’offre une grosse récompense pour qui me ramène le superbe-brun-20h15-carouf-saran dans mon pieu. ça va comme ça, tu retrouves les repères habituels ? 🙂

    Clément, je ne me mettrai jamais en concurrence avec un .jpg, j’ai trop peur de me faire pixelliser et compresser !

  6. Clement dit :

    :_( ben j’ai l’air de quoi moi maintenant…

  7. Plancton dit :

    Bah, faut pas le prendre comme ça mon petit Clément… Je pense au bien-être de ton couple moi hein 🙂

  8. Clement dit :

    🙂 admettons! 😉

  9. gégé dit :

    bon anniversaire a toi bland.
    ca fait plaisir de te relire depuis le temps

  10. alain dit :

    Tu entends quoi par « grosse récompense » ?
    nan paske comme t’as pas été foutue de m’offrir une seule fois le restaurant, tout le temps que tu es restée chez moi, j’aimerais me faire une idée avant de lancer les recherches pour le retrouver le motard.

  11. Plancton dit :

    Hey ! Ben ça alors… Tu penses bien que ça me fait plaisir aussi de te retrouver par ici, gégé l’archi 🙂 Si tu t’es remis à écrire quelque part, tu me laisseras une trace ?
    Edit quelques minutes plus tard : J’ai retrouvé la trace… C’est très utile parfois de conserver des vieux mails ! See you in your elsewhere.

  12. Plancton dit :

    Alain, tu mérites même pas la non-réponse que je t’écris là. Entre la provocation et le complexe du persécuté, tu sais que y’a une marge importante qu’il est bon de découvrir ?
    Et puis t’as qu’à venir à la maison, on en rediscutera.

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