• 30May

    Je sais même plus où j’en clique tellement tu fuses
    Et ça part dans tous les sens, c’est ça qu’est si doux
    Le film de l’homme bon, le livreur de courrier sage et docile
    L’homme qui ne porte que trois lettres en guise de matricule
    Et bien sûr quelques chiffres. Que serait une vie en société
    Bien organisée, propre et écrasante, sans quelques chiffres ?
    L’homme qui ne porte que la candeur au fond de ses yeux
    Tellement il est amoureux. L’homme qui sut grandir,
    Il fut heureux.
    Nosfell maintenant, passions du film à l’oreille.
    Un génie qui me laisse perplexe tellement il est évident
    Qu’il vient d’une autre planète, si proche, inexplorable.
    Non, non, n’explorons pas. Laissons la curiosité engendrer
    L’imagination. Laissons travailler les fibres organiques.
    Et inventons l’enfer, ses pavés, et ses caressantes attentions.
    A force de frustration, nous deviendrons grands.
    L’Evangile selon saint Pape. Dieu revu et corrigé.
    Mais quel plaisir … Si ma chair m’intimide et m’effraie
    C’est une chouette imploration que voilà.
    A l’intérieur, bien au fond, bien cachée.
    Il est temps pour moi d’à nouveau fermer les rideaux
    Pas la peine que quiconque regarde ce qu’il se spasse
    Là. Je réapprends mon pied, par les cinq orteils.
    En solitaire.
    “Ma fille ? Pas indépendante ?!” Le père, doux ironique.
    “Et votre bonheur à vous, vous avez pensé à vous le souhaiter ?”
    Le psy m’assène la seconde personne que je suis.
    Il y a encore quelqu’un qui croit, ici.
    Une première personne, par là. En nerfs et passions.
    Face à la montagne, la souris, le moulin, mélomane.
    Elle a su affronter. Elle saura.
    Faut juste retrouver l’adresse.
    Défoncer la porte.
    Bordel, je vas sortir de là oui ?!