• 31May

    Si vous saviez comme j’ai envie d’une course de caddie dans un supermarché, maintenant, là, tout de suite.
    D’une bataille de cacahouètes, d’un château de sable, d’une joute verbale !
    Ou bien d’une valse dans le métro (plutôt ce soir minuit on va dire).
    Pourquoi n’êtes vous pas capable de m’amuser, monsieur ? Pourquoi ne faites-vous que m’ennuyer ?
    J’ai envie de me prendre une grosse branlée au billard moi ! Me mettre en colère, jouer la fureur de la mauvaise perdante !
    Et finir dans des bras, pour essayer de commencer.
    Songer à coller un avenir sur de nouveaux sourires d’un passé futur.
    J’ai trop ri, trop joué, trop chanté et trop dansé déjà pour vous laisser me noyer dans un tiroir gris bien rangé.
    Vous m’ennuyez monsieur, et j’ai tant besoin de rire…

  • 31May

    Il m’a dit pourquoi pas
    Pourquoi ne pas de préférence s’attacher à une chanson
    Ou à un lieu ?
    Le problème, mon bon monsieur, c’est que je ne m’attache pas
    Je m’accroche. C’est si bon, ta griffe sur mes peaux.
    Depuis Onze Minutes, je n’ai de cesse de remarquer cette proximité
    entre gifle et caresse. Claqueresse. Ta chair fait tout le lien.
    Organique. Se remuer les tripes.
    Orgasmique. Je n’ai pas envie de chercher la différence.
    Mon bon monsieur, j’ai suivi vos conseils.
    Je me gave d’une musique depuis vingt-quatre heures.
    Encore Nosfell, me direz-vous. Et vous aurez raison.
    Tolkien de la musique. Être imaginaire qui se ballade entre des cordes et deux marteaux.
    Je voyage depuis hier.
    J’en profite pour me jauger. Resituer. Evaluer la distance
    Entre la douleur et l’indifférence. Encore un peu tôt pour le bain de soleil. Attendre la joie.
    Et penser à lui, toujours. Dire qu’il brille tant et que je suis incapable de regarder sa lumière.
    Trop intense, j’en deviens aveugle. Trop faible, je sais qu’elle s’éloigne.
    Et l’autre aussi, qui pense sûrement à moi, et qui m’ennuie, aussi pour ça.
    Anyway. La joie attend avec moi.
    Et on voyage au-dessus des Enfers et de l’Humanité, guidées par des cordes et deux marteaux.
    Tu Klokochazia.
    J’ai hâte de retrouver la plume… Si tout est permis dans notre amas de chair créatrice, peut -être la reverrais-je dans ma tête, où je l’ai posée…