• 03Jan

    Une question me taraude… Qu’est-ce que je suis venue foutre au bureau aujourd’hui ?
    Les réponses qui me viennent spontanément en tête doivent malheureusement se contenter d’y rester. Arracher les cables, exploser un écran à coups de bible ou jeter les tuiles du toit sur les passants.
    Il est marrant, le cheminement de l’énergie que l’on se fabrique. Jour après jour, la violence ne se ressemble déjà plus. Je retrouve ma boule de nerfs, nourrie de toutes ces incompréhensions qui me tournent autour, un peu comme si je cherchais à les attirer ; nourrie des yeux froids qui te regardent en face et décident en un battement de cils inratable qu’ils ne te verront pas. Au bout d’un certain nombre de fois et venant des mêmes personnes, quand même, ça m’interpelle.
    Quelle étiquette ont-ils bien pu me coller sur le front ?

    Autre question, tant qu’on y est. Doit-on faire confiance à l’employeur qui vous dit “bientôt bientôt on verra” ?
    Avec un peu plus de recul, peut-on faire confiance à un homme que vous voyez depuis six mois, qui vous fait craquer et qui le sait ouvertement, qui vous parle du chant des oiseaux à cinq heures du mat, qui vous colle finalement et irrémédiablement deux bises en guise d’aurevoir en vous abandonnant devant le métro et qui vous écrit quand même “ne désespère pas” ?

    Je crois que je n’ai pas fini de remplir ma rubrique à déchets. Va y’en avoir, des trucs à jeter, cette année.

    [Nalinou, j'ai finalement entamé une grève du sms et je t'envoie plein de bisous.
    Et je twitte et msnise si je veux.
    Je pense à vous les ptits chéris. Même si.]