Enlever le tapis rouge, la table basse.
Vider les lieux, quitter l’existant.
Effacer les noms superflus. Les gens en trop qui encombrent l’espace.
De l’image virtuelle offerte aux regards, ne garder plus qu’une silhouette, une initiale.
Et même si vous disparaissez, vous êtes toujours en trop. Tous.
Il n’ y a pas de tri à faire, simplement tout oublier.
Repli stratégique au fond de la baignoire.
La tête sous ses vingt centimètres d’eau et le corps tétard.
Je ne veux plus de vos bruits, plus de vos mots, plus de vos vies.
L’initiale trop fragile crache sur le reste de l’alphabet.
Voilà le prix à payer pour pouvoir marcher droit, la tête haute.
Pas de chemin, juste un escalier. Et la tour n’a pas de fenêtre.
Et ces jours-là ne disparaîtront pas, après la fuite de tout le reste.
Ils continueront de venir me glacer et je ne sais pas comment je pourrai me cacher
pour les laisser partir sans qu’ils me terrassent et me laissent
dehors, sous la grêle de vos mots vides qui me cognent.
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15Nov
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