• 24Jun

    #1
    Il n’est pourtant pas encore très tard
    Des voix du monde et d’autres, de la réalité
    Le nez glisse face au vitrail froid
    Les portes de l’église refermées
    Le temple intérieur, lèvres closes et regard pointé.
    Cris d’un autre monde aux confins de là où porte
    Mon oeil, dans le noir, affuté, fluoré.
    Dents mordantes.
    Sourires mendiants d’un peu de concret bien cru
    Et sexué.

    #2
    Carte suivante sur table glissante,
    A pas feutrés s’avance et se coule dans l’ambiance
    Assoiffante la femme,
    A peine essoufflée et si, et si,
    Et tellement chauffante.
    L’homme s’abaisse, sa queue rampe
    sur ses pieds, et quémande
    Madame, Madame, votre main pour danser
    Prie le dieu du samedi soir de ne pas le laisser
    Une fois de plus, de ne pas l’abandonner
    Tout seul, dressé, parmi toutes celles que…
    Tout seul, un membre blessé.

    #3
    Combien de fois, mort et puis ressuscité,
    L’a t’il été, ce pauvre homme ?
    A n’en plus savoir à quelle tombe se vouer ?
    Triste prince charmant.
    Paix à son âme, laissons-le crever.
    Oublions-le dans le noir de nos quelques nuits sacrifiées.
    “J’ai juste envie de baiser” avoué tendrement.
    Laisse-le te prendre, laisse-le reposer.