Une poule sur un mur, qui incendiait les voitures…

Quand parfois les mots tournent en rond, remuent, se mordent la queue et me foutent une grande beigne au passage, mieux vaut tenter de revenir à la source. Aux grands principes. De ceux qui ne devraient pas supporter de compromis. Faut bien partir de quelque part, sinon on risque d’arriver sur un non lieu.

Ma liberté s’arrête où commence celle de l’autre.
Mais sache que j’en attends tout autant de la tienne.

L’égoïsme devrait être la chose la mieux partagée de cette planète.

Bon, voilà. ça, c’est dit.

Le problème, c’est que nous appartenons à un système. Un système. Qui fonctionne. Qui dysfonctionne. Qui nous nourrit. Qui nous bouffe.
Oeufs de poules élevées en plein air.
J’attends de pâte ferme les oeufs de poules élevées sous vide.

Mais je digresse, je digresse. Revenons à notre système.
Nous vivons tous dans une bulle. Si nous avions le droit d’être aussi égoïstes les uns que les autres, ça ferait plein de jolies bulles libres et légères. Mais les bulles ont des masses. Des dimensions. Des poids et des mesures.

Nous ne sommes pas dans des bulles équivalentes. Des flux nous relient à d’autres bulles. Des interactions influencent nos mouvements, nos expansions, nos reculs.

Dans ce déséquilibre permanent, une chose est sûre, c’est que nous cherchons tous à protéger une bulle ; une à laquelle on se sent appartenir, à un moment donné, plus qu’à une autre.

Où je veux en venir ? J’en sais plus trop rien à vrai dire. Je me souviens d’une histoire de poules. Je courrais dans un champ et on m’a mise dans un grand bâtiment d’élevage hors sol. Je ne voyais plus mes pieds. Je rêvais réalité. La réalité m’a alitée.

Ha oui. La mémoire me revient.
Humanité.
Capable de tuer pour protéger les siens.
Capable aussi de pardonner pour protéger les siens.

Elevage intensif d’humains.
Des humains.
De ceux qui aiment. Et qui devraient peut-être y revenir un jour, pour ne pas oublier ce qu’il ya sous les grands n’importe quoi.
Aimer sa bulle.
Ne pas faire de notre meilleur, par peur de faire de notre pire.
Eviter notre mieux, aussi. Parce que vous savez ce qu’on en dit.

Bon. J’arrive vraiment nulle part.
Avec cette histoire de poules et de bulle et de flux d’énergie.
(… une minute de silence. Je sors et je reviens)

Nulle part. Sauf au verbe « aimer ».

Gnagnagna « aimer est la solution à tout ».
Bordel. J’en ai marre de ces idées de sale utopiste.
J’me déteste.
J’vais aller cramer ma bagnole, tiens.

Edit : Approfondissement du sujet et des idées, dans un registre complètement différent, avec un style qui ressemble à quelque chose, du vocabulaire, des vraies phrases avec des sujets des verbes et plein de compléments ; une furieuse envie de lui dire merci pour la beauté des idées et l’amour du vivant qu’il nous transmets sur son blog.

2 réflexions sur “Une poule sur un mur, qui incendiait les voitures…

  1. ardente dit :

    Je témoigne, ton texte est splendide.
    Et signifiant.
    Oui.
    Que l’humanité comme l’homme comme l’oeuf et la poule ce n’est qu’une spirale… un cercle. A nous de savoir si on le veut vertueux ou vicieux. Ascendant ou descendant.
    Paradis ou Enfer.

    Et laisse ma bagnole tranquille.

  2. Bibasse dit :

    Euh… tu manges beaucoup d’oeufs en ce moment? Moi ça me fait ça avec les poissons en ce moment.

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